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Outlander, ses héros et leurs religions :   

la découverte de l’Amérique 

 «   Ils nous apportèrent des perroquets, des ballots de coton, des javelots et bien d’autres choses, qu’ils échangèrent contre des perles de verre et des grelots. Ils échangèrent de bon cœur tout ce qu’ils possédaient. Ils étaient bien bâtis, avec des corps harmonieux et des visages gracieux […] Ils ne portent pas d’armes […] Leurs javelots sont faits de roseaux. Ils feraient de bons serviteurs. Avec cinquante hommes, on pourrait les asservir tous et leur faire faire tout ce que l’on veut ».

 

Christophe Colomb

Marco Polo (1254-1324) fils d’un riche marchand vénitien, est mis au service de Kubilaï Khan, l’empereur Mongol qui domine la Chine.

 

 Le récit de ce long séjour transcrit dans le Livre des Merveilles avait enflammé les esprits.

 

Il y décrivait l’Orient regorgeant d’or, de pierres précieuses et d’épices tant prisées par les Européens depuis les Croisades.

En quelques décennies, des civilisations très anciennes furent anéanties, le territoire spolié de ses richesses naturelles et la population mise en esclavage. 

Parmi ces nouvelles terres découvertes, nous nous devons de parler d’Hispaniola.

 En effet, lors de son premier voyage, Christophe Colomb trouva que cette région ressemblait à l’Espagne et la baptisa « Española » qui devint Hispaniola.

Au cours de son histoire coloniale, Hispaniola fut espagnole et française.

Elle fut baptisée Santo Domingo (Saint Domingue), en 1496 par le frère de Colomb, Bartolomé Colomb.

Cette colonisation fut fatale pour les populations autochtones Amérindiens, les Tainos.

Ils étaient issus du peuple Arawak, une ethnie des Caraïbes, installée sur Hispaniola, Cuba et la Jamaïque.

Les Espagnols les soumirent à des travaux forcés afin d'extraire l'or des mines.

En moins de vingt-cinq ans, ce peuple fut complètement décimé par les guerres, les maladies et les suicides collectifs.

 

Les Espagnols firent alors venir des Africains pour les remplacer.

 

Durant tout le XVIe siècle, Santo Domingo devint le centre stratégique des colonies espagnoles du Nouveau Monde. Dès que l'île commença à ne plus rapporter assez d’or, elle suscita moins d'intérêts pour les Espagnols.

 

Dès 1638 des flibustiers et boucaniers établis dans l’île de la Tortue, encouragés et soutenus par la France, dévastèrent les établissements espagnols et s’établirent dans la capitale

Les Espagnols cédèrent à la France un tiers de l’île.

 

La partie de Saint Domingue française devint prospère grâce à la canne à sucre cultivée par des esclaves africains. On comptait plus de 700 000 esclaves, à la veille de la Révolution française. Cette perle des Antilles fit écrire au poète Aimé Césaire (1913-2008)

« cette île qui vaut tout un Empire ».

 

Son histoire coloniale fut entachée par des épisodes tragiques.

L’Indépendance est proclamée le 1er janvier 1804, par un autre esclave affranchi, son lieutenant Jean-Jacques Dessalines, (1758-1806) nommé gouverneur à vie ; il mourut assassiné deux ans plus tard, non sans avoir changé le nom de l’île.

 Désormais ce serait Haïti, le second pays indépendant du continent américain, 

«  mais avec cette différence qu’aux Etats-Unis l’esclavagisme perdurait tandis qu’ici d’anciens esclaves redonnaient à l’île son nom indien, rendant hommage à ceux dont ils avaient été forcés de prendre la place » écrivait le journaliste Edwy Plenel dans son ouvrage, Voyage avec Colomb. 

La première République noire de l’histoire allait devoir payer cher son affranchissement. 

La France l’assomma d’une dette colossale dont elle ne se remettra jamais.

 

La religion la plus pratiquée sur l'île a toujours été le Catholicisme puisque découverte, colonisée par des puissances européennes catholiques, l’Espagne et la France. Et cette religion fut religion d’état jusqu’en 1987.

Le Vaudou ne peut être passé sous silence. Il est une osmose entre le Catholicisme et les traditions ancestrales, tant amérindiennes qu’africaines, unissant en un seul rite toute l’humanité présente sur cette île. Il est considéré comme religion officielle depuis 2003.

Le Protestantisme fut introduit en Haïti à partir de 1816 par des missionnaires américains et canadiens qui adoptèrent la langue créole pour évangéliser. Leur action a été majeure dans le domaine de l'enseignement.

 

Continuons à remonter le temps !

 

Dès 1494, et afin d’apaiser la rivalité entre l’Espagne et le Portugal, sous l’autorité du pape Alexandre VI, le Traité de Tordesillas, partage les nouvelles terres découvertes. Un partage du monde en deux camps. Les discussions furent âpres et les Portugais font déplacer la ligne vers l’Est.

Ce traité va assurer aux Portugais le monopole des conquêtes à venir à l’est d’une ligne passant à 370 lieues à l’ouest des Açores (c’est-à-dire la pointe orientale du continent sud-américain).

Cela leur garantit à l’avance le contrôle d’un énorme territoire de l’Océan Atlantique à l’Océan Indien.

Pedro Alvares Cabral, au nom du Portugal, découvre officiellement le Brésil en 1500.

Beaucoup d’historiens considèrent que le Brésil avait été découvert officieusement par le Portugal avant ce Traité…

Les grands perdants de cette histoire sont l’Angleterre, les futurs Pays-Bas, la France, mais surtout, et avant tout, les nombreux peuples qui se sont fait coloniser, évangéliser de force, réduire en esclaves. On estime qu'avant 1500, la côte orientale de l'Amérique du Sud était habitée par environ 2 millions d'Amérindiens.

En 1497, Vasco de Gama franchit le cap de Bonne-Espérance puis accoste les Indes en 1498, au nom du Portugal.

Forts de leurs découvertes, les deux Royaumes Ibériques commencent à coloniser leurs nouveaux territoires.

Amerigo Vespucci (1454-1512), navigateur et commerçant florentin, sera au service du Portugal et de l’Espagne.

  

Il prend conscience que ces terres ne sont pas les Indes mais bien un nouveau continent.

En  1453,  Constantinople tombe   aux mains  des Ottomans.

 Cet événement aura comme conséquence de couper les routes vers l’Est.

 Désormais, le commerce par voie terrestre avec le Levant est rendu impossible.

 C’est la route de la soie qui est perdue pour l’Occident

En 1492, Christophe Colomb (1451-1506), navigateur génois au service de l’Espagne, arrive dans les Antilles, persuadé qu’il a découvert la nouvelle route vers les Indes.

En réalité, il a découvert les Amériques.

 

Dès ce moment, l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud furent envahies par les Espagnols.

Toussaint Louverture (1743-1804) ouvrit la voie de l’Indépendance.

 

 

Cet ancien esclave noir, affranchi par la révolution française et élevé dans les plus hauts rangs du pouvoir militaire, fut arrêté par les troupes impériales lorsque l’esclavage fut rétabli en 1802. Emmené en France dans le Doubs, il mourut sans avoir pu connaître la proclamation d'indépendance de son ile

La connaissance de la géographie de la terre va considérablement avancer grâce aux Portugais

 

L’idée de la rotondité de la terre prônée par le grec ancien Ptolémée fait surface grâce à un document retrouvé.

 

Rien n’empêchait donc de faire le tour de notre planète.

Fernand de Magellan, (1480-1521), navigateur et explorateur portugais, entame le tour de la terre en 1519.

 

Au cours de ce voyage, il est tué aux Philippines en 1521.

 

Son second, Sebastián Elcano termine en septembre 1522 l’expédition après 3 ans de navigation.

Il l’appelle « le Nouveau Monde » et  le  cartographe Martin Waldseemüller va mentionner « America » sur ses cartes en 1507.

 

Ce nom « Amérique » sera définitivement choisi en 1532 pour l’ensemble de ces nouvelles terres de l’Ouest.

Les Antilles furent vraiment le lien entre l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord.

 

La Jamaïque fut annexée par l'Espagne après que Christophe Colomb, accompagné de Juan de Esquivel, y débarqua en 1494. Il en fit son domaine privé.

 

Les Espagnols s’installèrent essentiellement dans les plaines riches et fertiles du sud.

 

Les Taïnos constituèrent la première main-d'œuvre d'esclaves pour les Espagnols.

 

La quasi-totalité de ceux-ci fut rapidement exterminée ou sont morts à cause des maladies des Européens. On ne comptait déjà plus d'autochtones à la fin du XVIème siècle.

 

Les Anglais s'emparèrent de l'île le 27 mai 1655, qui devint officiellement une colonie britannique en 1670. L'Amiral Sir William Penn (1621-1670), - dont le fils, un Quaker opposé à l’esclavage, créera la Pennsylvanie - fit de l'île une plaque tournante de la lutte contre l'Espagne et la piraterie. L'emploi d'esclaves par la Grande-Bretagne, à partir de 1672, une vingtaine d'années après la prise de l'île aux Espagnols, eut comme conséquence de faire de la Jamaïque un centre de la traite des Africains.

 

Plus tard, la Jamaïque devint le deuxième plus grand exportateur de sucre au monde, mais loin derrière la colonie française de Saint-Domingue.

 

Dans cette île, outre le Protestantisme, imposé par les Anglais, une osmose culturelle et religieuse s’opéra dans l’ile entre le Christianisme et les croyances ancestrales des Indiens et des Africains.

Obeah est peut-être la plus ancienne de toutes les religions afro-créoles dans les Caraïbes. L’histoire d’Obeah est similaire à celle du Vaudou. Ces pratiques qui donnaient du réconfort étaient basées sur des croyances qui reconnaissent l'existence et la puissance du monde surnaturel.

 

 

Ajoutons à cela les sorts, les bons comme les mauvais et des pratiques de guérison basées sur l'utilisation d'éléments tirés du milieu naturel.

La pratique de l'Obeah est aujourd’hui interdite dans au moins quatorze pays ou territoires des Caraïbes anglophones (contrairement au Vaudou).

 

Le myalisme était la religion pratiquée par les esclaves « marrons », les fugitifs qui trouvaient refuge dans la jungle ou dans les montagnes.

En anglais, elle est appelée « convince cult » et « bongo » en africain.

Cette pratique met en évidence les compétences en herboristerie, la connaissance des plantes et des remèdes.

Les « Hommes Myal » utilisaient souvent le chant et les percussions pour appeler les esprits.

Ils disaient : « Les plantes pour guérir le corps et la musique pour soigner les esprits ».

 

Les esclaves africains ont donc introduit dans les Caraïbes des pratiques spirituelles qui incluaient la guérison du peuple et la croyance en la magie pour le bien et pour le mal.

 

La Jamaïque fut le trait d’union entre l’Amérique du Sud espagnole et portugaise et l’Amérique du Nord dont le destin était d’être anglais.

Les Espagnols continueront leur conquête en faisant quelques intrusions vers le Nord mais sans lendemains, persuadés que les seules richesses sont au Sud.

 

La suprématie de l’Espagne fut affaiblie par toutes ces richesses qui s’engrangeaient.

L’arrivée de l’or eut pour conséquence de faire monter le prix des denrées et d’autre part, le travail n’était plus une valeur utile !

 Ainsi commença le déclin de l’Espagne alors que son empire était devenu énorme.

 Un empire où le soleil ne se couchait jamais, disait Charles Quint.

 

Dès 1588, la victoire de l’Angleterre d’Elisabeth Ière sur l’Invincible Armada de Philippe II fut le point final de l’hégémonie de l’Espagne catholique sur le Nouveau Monde.

 

L’Amérique latine était née et resterait catholique.

 La gloire de l’Angleterre allait sonner…. Et le Clan Fraser continuait sa route…

 

Une histoire à suivre….

 

Et maintenant que nous raconte Diana Gabaldon ? 

C’est le tome 3 qui nous conduit dans ces contrées lointaines… 

Nous allons y rencontrer des personnages hauts en couleurs locales, des esclaves blancs ou noirs, des Catholiques, des Anglicans, des Francs-Maçons, des réfugiés…

Une mosaïque de peuples, de croyances…

 

Sur l’Ile d’Hispaniola 

 Rencontre avec le professeur Lawrence Stern naturaliste qui est un juif Allemand de Munich. Rencontre avec un curé défroqué : le Père Fodgen, prêtre catholique anglais de l’ordre de St-Anselme, envoyé comme missionnaire à Cuba, pour ramener les Africains païens sous « la  

coupe salvatrice de Notre Seigneur Jésus ».

 

Sur l’île de la Barbade 

 Escale rapide à la Barbade : La Bruja, le bateau sur lequel petit Ian est détenu s’y est arrêté pour débarquer des esclaves.

 Marché aux esclaves venus d’Afrique noire. Achat par Jamie de l’esclave Téméraire. Marché aux esclaves blancs, moins nombreux et séparés des autres.

Jamie s’est rendu à la loge maçonnique dès son arrivée à Bridgetown, invité par le grand maître sur la recommandation de son oncle Jared, il espère en savoir plus sur la traite des esclaves blancs.

Jamie recherche petit Ian dans le crématoire des esclaves morts pendant leur traversée

 

En Jamaïque : 

 Kingston, plaque tournante de la traite des Noirs.

 Les esclaves suivent la religion de leurs maitres, ils ont été convertis de force au Christianisme sur les bateaux et dans les plantations par des prêtres missionnaires ou des prédicateurs et des pasteurs.

 Séjour à la plantation, Blue Moutain House chez Jared à Sugar Bay : M et Mme Maclver font des observations sur les papistes et disent appartenir à l’église non conformiste.

 Le Révérend Archibald Campbell, critique les papistes de Stuart : débauche de luxe, femmes avec des atouts aguicheurs qui ont les cheveux défaits telle des Salomé. Il est considéré́comme un bigot (Puritain) par les propriétaires des plantations.

 

Réception chez le gouverneur : Jamie rencontre des Francs-Maçons, un groupe d’hommes se retrouvent pour discuter à l’écart sous la véranda.

Mr Willghouby, le « Lettré Chinois » qui a fui son pays car il refusait de devenir eunuque (une autre forme d’esclavage) a initié Claire aux soins par acupuncture et par pressions de points sur le corps durant la traversée. Accusé à tort du meurtre sauvage de Mme Ascot, il part seul dans la jungle : « il part à jamais et veut redevenir lui-même Yi Tien Cho et être libre ». Il devient en quelque sorte un « Marron ».

 

Ishmaël, esclave cuisinier de Mme Abernathy ( Geillis ), indique où se trouve petit Ian et se sauve. Il devient chef des Marrons (esclaves en fuite). Il est un « hougan » ou oniseegun prêtre-médecin.

 

À la grotte d’Abandawe, les Vaudous intègrent certains rites venus d’Afrique avec les esclaves, et certaines prières issues des religions Chrétiennes : Tam-tam, Feu, Sacrifice du coq, Oracles, Danse, Chants, Drogue et Rhum pour entrer en transe d’extase.

 

En conclusion, nous pouvons dire que cet univers bigarré des Îles des Caraïbes est particulièrement bien décrit dans ce livre. Une invitation à remonter le temps nous est offerte. La littérature est riche sur le sujet… esclavage, déportation, riches plantations…

Misère et grandeur du genre humain qui recherche des réponses en une croyance divine.

 

Et pour aller plus loin…

 Bibliographie

 

Alibert Pierre, Thélier Gérard, Le Grand livre de l’esclavage, Orphie, sl, 1998.

 Arondel M., Bouillon J., Rudel J., XVIème XVIIème XVIIIème siècles, Collection d’histoire Louis Girard, Paris, Bordas, 1964.

 Braudel Fernand, Le Temps du Monde, Armand Colin, Baumes-les-Bains, 1988.

Croisette Dénis, Charles Quint, empereur d’une fin des remps, Odile Jacob, Paris, 2016. Heer Jacques, Christophe Colomb, Paris, Hachette, 1991.

Josserand, Vallée, Personne, Ménard, Volume unique d’histoire, Paris, Fernand Nathan, 1965. Labourdette Jean-François, Histoire du Portugal, Paris, Éditions Fayard, 2000.

 Mahn-Lot Marianne, « Christophe Colomb », dans Encyclopædia Universalis, 2012.

 Morison Samuel Eliot, Christophe Colomb, Amiral de la Mer Océane, Neuilly-sur-Seine, Saint-Clair, 1974.

Oruno D. Lara, « Arawaks et Karibs », dans Encyclopædia Universalis, 2012.

 Oruno D. Lara et Jean-Marie Théodat, « Jamaïque », dans Encyclopædia Universalis, 2012. Plenel Eddy, Voyage avec Colomb, Paris, Le Monde-Éditions, 1991

 Pérez Joseph., Histoire de l'Espagne, A. Fayard, 1996.

 Ramseier Mikhaïl W., La Voile noire : aventuriers des Caraïbes et de l’océan Indien, Favre, Lausanne, 2006.

 

Voici quelques romans… histoires vraies… fictions… BD. Du rhum, des flibustiers, des complots…des chants, des danses et des amours… des esclaves et une soif de liberté.

Histoire des aventuriers, des flibustiers et des 

boucaniers d'Amérique

Alexandre-Olivier Oexmelin

 

Voilà donc sans doute le livre-ancêtre de tous les romans d'aventures puis des films qui mettront en scène ces aventuriers, ces flibustiers et des boucaniers. 

Alexandre-Olivier Oexmelin est né vers 1645 dans les Flandres. Fuyant la pauvreté ou les persécutions contre les protestants, il s'engage dans la marine hollandaise et, lors d'un voyage vers les Antilles, il est fait prisonnier et vendu à un habitant de l'île de la Tortue qui le garde trois années durant. 

Au bout de ce temps, il accompagne les flibustiers dans leurs courses en mer, sans doute en qualité de chirurgien… A partir des récits de ces courses, il rédige cette Histoire des aventuriers, des flibustiers et des boucaniers d'Amérique. La première édition publiée en français date de 1688. Et constamment depuis lors, la relation des aventures de ces hommes hors du commun sera rééditée.

L’Ile au trésor - R.L. Stevenson

 

Rarement roman d'aventures où le réel se mêle au fantastique aura été conduit avec tant d'habileté et de science ; c'est désormais un livre classique.

 

Le jeune Jim Hawkins est le héros de ce roman, ainsi que le terrible John Silver, l'homme à la jambe de bois. L'Hispanolia débarque sur l'île au Trésor les «bons» et les «méchants». Dès lors, une lutte implacable se déroule pour retrouver le trésor amassé par Flint, redoutable pirate mort sans avoir livré son secret.

Texte :  Françoise Rochet 

Illustration : Gratianne Garcia 

Relecture et conseils avisés : Claudine Leroy 

Nous allons continuer notre découverte de Outlander au travers des différentes religions, croyances et convictions philosophiques des personnages de cette saga.

La matière est dense, intense, tout comme les livres de Diana Gabaldon. 

C’est pourquoi, nous allons diviser cette découverte de l’Amérique en plusieurs dossiers.

 

Voici donc le premier qui nous conduit dans les Antilles, première étape de Jamie Fraser en Amérique. Barbade, Hispaniola, Jamaïque, autant de lieux qui nous semblent aujourd’hui exotiques et qui pourtant sont synonymes de souffrance.

 

Nous ne nous attarderons pas à la Barbade, île de transit pour Claire et Jamie, elle le fut pour d’autres migrants. À partir 1660, ce fut le point de départ d'un essaimage dans tout le Nouveau Monde : Jamaïque, Caroline, New Jersey, Virginie et Maryland.

 

Mais avant d’entamer notre voyage dans le Nouveau Monde, ouvrons notre livre d’histoire et voyons comment le XVème siècle fut le siècle des grandes découvertes maritimes par les Royaumes Ibériques.

Il fallait donc trouver d’autres voies de commerces : la boussole, le gouvernail et la construction de grands bateaux, les caravelles vont faciliter la tâche pour les grandes puissances maritimes, l’Espagne et le Portugal.

 Ainsi, ces deux Royaumes vont entamer une course effrénée sur les mers.

 

Les Portugais se dirigeront essentiellement vers l’Est en passant par l’Afrique et créeront en Afrique et en Asie de grandes colonies.

Aujourd’hui, la langue portugaise est parlée en Angola, au Brésil, au Cap-Vert, en Guinée-Bissau, au Mozambique et à São Tomé-et-Principe.

 Ces 6 pays sont tous d'anciennes colonies portugaises.

 Les Espagnols tentent leur chance vers l’Ouest.

Le Chevalier de la Jamaïque

 Marie-Hélène Therrien et Steve Garvie

 

Deuxième tome de la série L’Adventure Galley, Le chevalier de la Jamaïque est un roman inspiré de faits vécus qui évoque la vie des capitaines Kidd et Morgan au XVIIIème.

 Cette saga en quatre tomes, inspirée de faits vécus, évoque quatre périodes cruciales de la vie des capitaines Kidd et Morgan, entraînant les lecteurs dans une aventure trépidante remplie de passion, de violence, de charme, d’amitié, de désir, d’action, de danger, de trahison et d’amour.

 

Les auteurs, passionnés de l’histoire du XVIIe siècle, se lancent dans l’écriture d’une série exaltante, empreinte de sensualité. Ils retracent une période très mouvementée où les puissances d'Europe se disputaient les territoires des Amériques.

Le Livre de la Jamaique

 

Russell Banks

 

 

Parti en Jamaïque pour étudier les conditions de vie des Marrons, ces descendants d'esclaves en fuite installés dans les montagnes au Cœur de l'île, un écrivain américain est frappé dès son arrivée par les différences auxquelles il est confronté.

 

Au-delà du clivage évident entre Blancs riches et Noirs pauvres, c'est le monde jamaïquain tout entier qui semble à l'opposé de celui, logiquement occidental, qu'il connaît.

Coumba petite esclave au XVIIIème siècle Pascal Hédelin et Charline Picard

 

 

 

Coumba, une fillette de 9 ans, est capturée dans la brousse africaine.

Avec d'autres prisonniers auxquels elle est enchaînée, elle est embarquée sur un navire. Destination : l'île de la Barbade dans les Caraïbes. Là, Coumba va être vendue comme petite esclave à un couple propriétaire d'une vaste plantation de canne à sucre. Déracinée, maltraitée, épuisée, Coumba n'a qu'un rêve : s'enfuir et retrouver la liberté.

Moi, Tituba sorcière…

 

Maryse Condé

 

Le personnage historique de Tituba est une amérindienne antillaise arawak, capturée alors qu’elle n’était qu’un enfant et vendue comme esclave à La Barbade, au révérend Samuel Parris qui sera à l’origine du procès des sorcières de Salem (Nouvelle Angleterre). Il quitte effectivement rapidement La Barbade pour s’installer avec sa famille et ses deux esclaves à Boston, puis à Salem où il exerce en tant que pasteur puritain. Tituba est alors accusée par la fille et la nièce du pasteur de les avoir ensorcelées et devient l’une des premières accusées au procès.

 Amistad

 

Bernard Vincent

 

En 1839, des esclaves noirs sont embarqués à bord d’un navire espagnol, l’Amistad. Mais en cours de traversée, une révolte éclate et les prisonniers prennent le contrôle du bateau. Tentant de regagner l’Afrique, l’Amistad est arraisonné et conduit jusqu’aux États-Unis. Les malheureux esclaves sont emprisonnés et passibles de la peine capitale. Leur procès va mettre en émoi l’Amérique…

 

Steven Spielberg a porté à l’écran en 1996 cette page d’histoire.

Tortuga

 

Dessins d’Antoine Brivet, scénario de Sébastien Viozat

 

Bande dessinée en 2 Tomes.

  

1664, mer des Caraïbes : Éric Gorsen, dit « le Nantais », négociant en pierres précieuses, s’installe sur l’ile de la Tortue. Il y a deux ans, depuis la mort du célèbre pirate local « l’Ankou » que l’endroit jouit d’un calme relatif.

 

Mais « Le Nantais » cache un terrible secret qui le lie étrangement à Mam’pala, sorcière vaudou de l’île dont on dit que le pouvoir s’étendrait au-delà du royaume des morts… Basé sur des faits historiques, Tortuga est un incroyable récit de pirates empreint de fantastique.

Les Passagers du vent

 

François Bourgeon

Scénario, dessins et couleurs

Bande dessinée historique, en 8 volumes.

 

Fresque historique, qui a pour cadre la mer au XVIIIème raconte les aventures rocambolesques et tragiques d'Isa.

La jeune héroïne, une noble dont on a volé́l'identité,́rencontre sur un navire de la Marine Royale Hoel, un gabier à qui elle sauve la vie.

 

Hoel se retrouve prisonnier dans un sinistre ponton anglais. Aidée par son amie anglaise Mary, Isa parvient à le libérer. Isa, Hoel et Mary embarquent à bord d'un navire négrier la Marie-Caroline.

 

Face aux intrigues de pouvoir et aux sortilèges africains, Isa doit lutter pour guérir Hoel d'un empoisonnement.

 

La Marie-Caroline repart pour Saint Domingue avec à son bord le « bois d’ébène », c’est-à-dire les esclaves.

 

Ces derniers se mutinent mais leur révolte est réprimée dans un bain de sang. L'arrivée à Saint-Domingue sera déterminante pour Hoel et Isa…..

 

Et pour terminer ce voyage, bien que cela nous éloigne de notre saga préférée, nous vous proposons une chevauchée dans les steppes sur les traces de Marco Polo qui nous donna l’envie des voyages….

 

 La chevauchée des steppes

 

Sylvain Tesson et Priscilla Telmon

 

« Ils ont parcouru à dos de cheval 3 000 kilomètres à travers l'Asie Centrale, soit un périple qui les a menés de la Chine au Moyen-Orient, en traversant le Kirghizistan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan, pour toucher enfin la mer d'Aral. Dans leurs sacoches, pour tout viatique, ils n'emportent que les récits des explorateurs qui se sont succédé́dans la région depuis le XIVe siècle, de Marco Polo à Ella Maillart, et associent à travers les siècles leur propre regard à celui de ces illustres écrivains voyageurs. Un voyage de six mois qui vaut comme exploit sportif, mais qui intéresse encore davantage pour la description qu'il propose d'un monde à part, féerique et autarcique, un monde secret et enchanteur : le monde des steppes. »