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Les poèmes de 

aNniNa aLbA  

 

De papier, de bronze et de porcelaine, 

Échange de nos promesses lointaines, 

Oh sainte union au parfum d’hymen ! 

Que jamais cette nuit ne s’éteigne ! 

  

Son regard, aux reflets limpides semble exprimer, 

Tant de craintes teintées d’envie, troublante dualité, 

Je ne suis pas encore prête semble-t-il m’avouer. 

  

À l’envie et l’impatience de ton désir ainsi m’exposer, 

Alors que je n’aspire qu’à tes caresses, qu’à tes baisers. 

  

Bruissement imperceptible de jupon blanc froissé, 

Glissant lentement sur les lames souples du plancher, 

Accompagne enfin sa chemise diaphane, finement tissée. 

  

Puis sur sa gorge laiteuse, s’enroule mes doigts perlés, 

Précieux héritage et présent pour ma belle mariée. 

  

Coulant sur sa glorieuse poitrine qui prétend me défier, 

Deux Sphères lisses et nacrées aux tendres bourgeons mordorés, 

Blanches et fraîches, telles deux colombes au plumage duveté, 

Dans mes mains en coupe viennent timidement alors se poser. 

  

Lorsque ses bras se font tendres et sa peau sucrée, 

Ses lèvres deviennent douces et pleines à la chair rosée, 

Ses jambes ensuite m’étreignent longues et fuselées, 

S’enroulant et se déroulant à mon corps enfiévré. 

  

Chevalier sans armure, toute ma tendresse, je lui offrais, 

Un but dans l’existence, un abri, une raison d’espérer. 

  

 

Extrait du recueil n°1 : L’ombre Claire, chap. 1 : passion et envie 

Auteure : Anne Dubois, tous droits réservés. 

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Née en 1968, d'une mère française et d'un père américain,  Anne Dubois, alias aNniNa aLbA vit depuis toujours dans son pays d'origine, la France.

Elevée par une mère aimante, attentive et attentionnée et un beau-père tout aussi affectueux, elle a grandi dans l'amour de la lecture, de la poésie et de l'écriture.

Elle a eu le bonheur de rencontrer, aux USA, en 2014, à l'âge de 46 ans, son père biologique, ainsi que sa femme et ses enfants.

En couple depuis 32 ans, elle est la maman comblée d'une grande fille, née en 1999.

Assistante de direction, elle est malgré tout en pleine période d’interrogation quant à son avenir professionnel. Totalement épanouie dans le parcours d'écriture qu’elle vient d'emprunter, elle aimerait pouvoir en faire son unique profession.

Poétesse amatrice depuis son adolescence, elle se contentait d'écrire pour le plaisir mais, en février 2020, elle a fait la rencontre de la série télévisée "outlander" tirée de l'œuvre littéraire de Diana Gabaldon.

Le coup de foudre fut instantané et cette aventure palpitante de voyage temporel la bouleversa et l’enchanta à tel point qu’elle a éprouvé le besoin de reprendre le chemin de l'écriture abandonné trois décennies plus tôt.

Chaque jour, depuis près d'un an, elle écrit divers textes et poèmes inspirés de cette série.

Cette passion dévorante l’a également amenée à reprendre la lecture. En quelques mois, elle a lu les 6 premiers tomes, conséquents mais passionnants de l'œuvre littéraire "outlander" de Diana Gabaldon.

Les recueils qu’elle propose aujourd'hui comme un présent à tous les passionnés de la série "outlander" mais également aux amoureux de la poésie sont également un modeste hommage à l'auteure Diana Gabaldon.

 

Je vous propose ici un extrait par recueil. Vous pouvez vous les procurer sur Amazon en suivant les liens. 

Noces sacrées

Transpercé par la bise, soupirant derrière ton miroir, 

Espère l'homme fier, suspendu à ton cœur aux aguets, 

Sous la bruine glacée, près de tes persiennes indiscrètes. 

  

L’âme intruse et secrète, verrai-je, contre ton gré, 

Dans une envolée lyrique, d'une divine chorale, 

Onduler ton ombre dans le fracas du chaos ? 

  

Dans l’or de ton alliance, sentirai-je, alors briller, 

La main épousée, qui te pousserait vers la prophétie, 

De ton renouveau terrestre, de l’offense du temps ? 

  

J’ai vu ce soir, qu’hier serait bientôt notre demain, 

Malgré le cri des murs, entendrais-tu mon souffle ? 

Serait-ce, enfin, l’échappée belle de ton vibrato ? 

  

Je viens te chercher, tu ne peux que m’attendre, 

Nul autre que toi ne peut inonder mon épaule, 

De tes caresses d’automne, m’offrir la place du roi. 

  

À faire vieillir nos jours, s’effondre l’horizon, 

Tiraillé d’incertitudes, quelque part, couve la guerre, 

Imaginais-tu t'embarquer ainsi dans la course d’une existence ? 

  

Toisé par tes lèvres pourpres, ma chair crevée d’amour, 

J’ai maintes fois, chuchoté, auprès de ma lune, 

Agrippé ton avenir et puisé dans la soif d’une fièvre. 

  

Même broyé, ne peut que revivre le corps, 

Défaillant dans tes contours et dans tes lignes, 

Frissonnant, touché par l’agate de tes yeux. 

  

Extrait du recueil n° 2 : La Dame blanche, chap. 1 : tendresse et sensualité 

Auteure : Anne Dubois, tous droits réservés. 

  

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L'espion des Hautes terres
Monsieur Malcolm

De mon regard, au troublant reflet saphir, 

J’attise les lèvres d’inconnues infidèles, 

La convoitise de la chair amoureuse et fade. 

  

Pourtant, dans le cœur de celui que je fuis, 

Sous les plis secrets aux recoins de ma bouche, 

Se dissimule toujours l’âme vibrante du renard. 

  

De l’homme je fus hier, de tout ce que sais, 

Subsistent la force, la plume acérée de colère, 

Les secrets jalousement gardés de feu ma vie. 

  

Au cœur du complot, dans une posture affable, 

Dans mon échoppe, jonglant avec les mots, 

Je continue la lutte, je ne veux pas renoncer. 

  

Dans un semblant d’innocente respectabilité, 

Sous le masque étrange qu’il me faut porter, 

Désormais, ma voix, ne veut plus se taire. 

  

Construisant un foyer sans toit, sans cheminée, 

Je garde en moi, tant d’histoires inachevées, 

Faites d’amitié, d’amour et d’obscur implacable. 

  

Père et orphelin, tous mes enfants sont partis, 

Grandissant en moi, chaque jour davantage, 

Peu à peu, la solitude devient mon unique alliée. 

  

Renaîtra, peut-être, le cœur d’un avenir délaissé, 

Quand, à l’heure de l’aube, franchissant ma frontière, 

Viendra à moi, la conscience lointaine de mon passé. 

  

Ainsi, proche de la source ruisselante et bienheureuse, 

Au détour de son cœur, de sa peau au parfum de femme, 

S’agitera le souffle, fébriles seront les mains étreintes. 

  

Extrait du recueil n°3 : Le Cœur d’une Sassenach, chap. 3 : acteurs ou héros ? 

Auteure : Anne Dubois, tous droits réservés. 

 

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Claire

Sa nuque creuse sur une montagne d’oreillers, 

Son corps de roseau couché sur un tapis de draps, 

Paraît flotter dans sa longue chemise de batiste[1]. 

  

Son front est transparent, suivent ses yeux éteints, 

Je regarde les veines bleues apparaissant sur ses mains, 

Elles reposent sagement sur la courtepointe à fleurs[2]. 

  

Ses bras sont inertes, révèlent une ombre saillante, 

Celle de ses os mis à nus dessous sa pauvre chair, 

Frémit son cœur en pulsations faibles, mais sonores. 

  

Parmi les particules de poussière qu’accroche le soleil, 

Dans ma poitrine, voici qu’une lame se fiche en plein cœur, 

Puis, accourent par vagues, les instruments de la solitude. 

  

Ceux des doubles larmes emplissant ma gorge, la cavité des yeux, 

Pourtant je le sais, dans les jardins de ma tendre Claire, 

Subsiste toujours l’esprit et le souffle de l’elfe des fleurs. 

  

 

Extrait du recueil n° 4 : Le Tartan et la Rose d’Ecosse, chap. 4 : visages et paysages. 

Auteure : Anne Dubois, tous droits réservés. 

  



[1] Chemise de batiste : tissu de soie qui imite la batiste de lin et qui sert à la fabrication de dessous féminins comme les soutiens-gorges, les corsets, etc.
[2] Courtepointe : couverture de lit ouatée et piquée. 

 

 

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Lien Le Lys Bleu