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Le temps est mon ami

Il m’est difficile d’imaginer la manière dont plusieurs fans ont été littéralement avalés par la série ! Cela doit être difficile !

Pour moi, cela fut bien plus aisé et sans doute plus doux puisque quand "tout a commencé" il y a eu un livre ... puis l’attente... puis un deuxième livre et encore de l’attente (mais nettement moins : au début de la saga, on avait un tome quasiment chaque année) et ainsi de suite jusqu’à l’attente (qui devient extreeeeeeeeemement longue) du tome 9. Cela a pris plus de vingt ans !

Évidement, il y a eu pas mal de nuits blanches à me répéter « juste un autre chapitre » mais je n’ai jamais ressenti cette sorte de mini-dépression que je lis souvent ; juste une continuelle impatience.

 

Au-delà de ses qualités propres, cette saga est intrinsèquement liée à des moments importants de ma vie. Voici pourquoi :

Quand le premier tome est sorti, il n’y avait pas vraiment de publicité spécifique, c’était juste un livre de plus... mais j’ai eu la chance qu’une amie libraire me demande de le lire pour elle car elle était débordée et aimait mettre des petites fiches sur les livres qu’elle vendait afin de partager ses impressions ; ce que j’ai fait mais sur une grande fiche, et, dès le week-end suivant, je suis allée acheter un autre exemplaire (le premier, je l’avais reçu en "dédommagement" de mon travail) pour le confier à une amie tellement je les appréciais : l’histoire et elle !
Ensuite, nous nous sommes mutuellement offert les tomes suivants pour en parler des heures au téléphone, jusqu’aux « Tambours de l’automne » (tome 4).

 Après son accident, j’ai reçu sa collection de livres et j’ai continué à acheter chaque titre en double...
Ça m’a fait bizarre de commencer à lire "The fiery cross" (La croix de feu, tome 5) sans elle, mais tant d’autres choses me paraissaient bizarres depuis qu’elle n’était plus à l’autre bout du téléphone ni à côté de moi pour partager la tonne de petits riens qui font la vie et l’amitié.
Je suis allée en Écosse, quelques fois, pour découvrir le pays, à Édinburgh d’abord, puis à Inverness car c’est dans ses environs que la saga a pris sa place avant que la série ne nous offre d’autres supports visuels.  J’ai été voir la lande et Clava Cairns en regrettant que nous n’y soyons pas allées ensemble car évidemment nous ne pensions pas être interrompues et nous étions certaines d’avoir le temps...
Je pense qu’elle n’aurait pas été d’accord sur le choix de l’acteur qui incarne Jamie lorsque sa photo est apparue sur Wikipedia... mais je crois qu’elle aurait regardé dès le début pour se faire sa propre idée, ce que je n’ai pas fait...
Je crois qu’elle aurait aimé le road trip que j’ai préparé cet été, elle aurait adoré Lallybroch tel qu’on peut le voir et je pense qu’elle a souri lorsque j’y ai fait poireauter le groupe avec lequel nous voyagions en attendant que le soleil apparaisse car dans ce groupe se trouvait son mari.

Pour tout dire, je pense qu’elle était parfois au-dessus de mon épaule lorsque je préparais le trajet et qu’elle a applaudi lorsque c’est cette destination qui a été retenue par le groupe.  
À notre retour, j’ai rendu ses exemplaires de la série à son mari avec un sentiment doux-amer de lâcher un trésor dont je savais que je n’avais été que la gardienne... je ne savais pas s’il les lirait mais je pensais que je devais les lui rendre !
Maintenant, c’est avec lui que j’en parle et je me dis que ma vie est belle... étrange et bizarre mais belle avant tout ! Et que si, comme le dit la chanson, « s’il me laisse en une vie, un amour et deux amis, alors le temps n’est pas ce que l’on dit : le temps est mon ami ».

par Capsi Lium