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William et la saison 7

Ce qu'en dit Diana Gabaldon 

Infos trouvées par Marie Modica  

 

 

Le débarquement de William en Amérique 

... ce passage que nous aurions dû voir adapté à la fin de la saison 6 

 

 Brianna fouilla dans la poche attachée à sa ceinture et sortit sa petite lunette en laiton. Elle observa les trois navires, fronçant les sourcils. Étaient ancrés une goélette de pêche, le brick de M. Chester et un vaisseau plus gros qui était arrivé au début de l'après-midi, propriété de la flotte britannique.

La tache pâle d'une tête traversa soudain son champ de vision, et elle figea.

- Oh la !... Ça ne peut pas être lui ! Mince... mais si, c'est lui !

Une flamme venait de s'allumer en elle, lui réchauffant le cœur.

- C'est lui qui ? interrogea Roger.

Il plissait les yeux, essayant de voir au loin sans aide.

- C'est John ! Lord John !

- Lord John Grey ? Tu es sûre ?

- Oui ! Sur le pont du brick ! Il a dû venir de Virginie. Oh, il est parti... mais c'était lui, je l'ai vu !

Elle se tourna vers Roger, tout excitée, repliant sa lunette et lui prenant le bras.

- Viens ! Allons essayer de le trouver. Il nous aidera. [Note : c'est le moment où Roger et Brianna sont venus en ville pour assister à l'exécution de Stephen Bonnet]

Roger se laissa entraîner, quoique nettement moins enthousiaste.

- Tu vas lui dire ? Tu es certaine que c'est sage ?

- Non, mais peu importe. Il me connaît.

Il lui jeta un regard torve, puis sa mine sombre fondit, se transformant malgré lui en sourire.

- Tu veux dire par là qu'il sait qu'il est inutile d'essayer de te faire changer d'avis, quand tu t'es mis une idée dans la caboche.

Elle sourit à son tour, le remerciant tacitement. Il n'avait pas été d'accord - en fait, il avait détesté l'idée, et elle ne pouvait le blâmer -, mais il n'essayerait pas de l'en empêcher. Lui aussi, il la connaissait.

- Oui. Viens vite, avant qu'il disparaisse dans la nature !

Parcourir la courbe du port ne fut pas une mince affaire, les quais étant remplis de badauds. Devant le Breakers, la foule devint encore plus compacte. Un groupe de soldats en redingote rouge se tenaient debout ou étaient assis sur les pavés, entourés de sacs et de caisses, trop nombreux pour entrer dans la taverne. Depuis l'intérieur de l'établissement, on passait de main en main des bocks de bière, éclaboussant les têtes de ceux qui se trouvaient en dessous.

Un sergent à l'air harassé mais efficace était adossé au colombage d'une auberge, parcourant des liasses de papier, beuglant des ordres et mangeant une tourte à la viande, tout cela en même temps. Brianna retint son souffle en se frayant un passage entre les bagages et les hommes qui dégageaient une forte odeur de vomi et de crasse.

Quelques passants marmonnaient en voyant les soldats, d'autres les acclamaient et les applaudissaient, recevant en retour des saluts cordiaux. Fraîchement débarqués des entrailles du Scorpion, les soldats étaient trop heureux de retrouver leur liberté ainsi que de la nourriture et des boissons fraîches pour se soucier des réactions provoquées par leur arrivée.

Roger marcha devant elle et ouvrit un chemin dans la foule à coups de coudes et d'épaules. Des sifflements appréciatifs et des compliments salaces s'élevèrent sur le passage de la grande rousse, mais elle garda la tête baissée, fixant les talons de Roger devant elle.

Elle soupira de soulagement quand ils émergèrent enfin à l'autre bout du quai. On déchargeait encore les équipements des soldats un peu plus loin, mais il n'y avait pas grand monde devant le brick. Elle s'arrêta et jeta un coup d'œil autour d'elle, cherchant à apercevoir la tête blonde de Lord John.

- Le voilà !

Roger lui tira sur le bras. Elle suivit du regard la direction qu'il pointait et lui rentra dedans quand il recula précipitamment d'un pas.

- Aïe, qu'est-ce qui te... ?

Elle coupa net son invective, ayant la sensation d'avoir reçu un coup de poing dans le ventre.

- Mince ! Qu'est-ce que c'est que ça ?

Lord John se tenait sur le quai, plongé dans une conversation animée avec un des soldats en redingote rouge. C'était un officier; des galons dorés brillaient sur son épaule, et il portait un tricorne bordé de dentelle sous un bras. Toutefois, ce n'était pas son uniforme qui avait attiré leur attention.

- Oh, bon sang ! souffla-t-elle médusée.

Il était grand - très grand - avec des épaules amples et de longs mollets qui étiraient ses bas blancs, faisant papilloter béatement un groupe de jeunes marchandes d'huîtres. Cependant, ce n'était pas ni sa taille ni sa carrure qui donnait la chair de poule à Brianna, mais plutôt son port, sa silhouette, cette manière d'incliner la tête sur le côté et son air sûr de lui qui l'attirait comme un aimant.

- C'est papa...

Les mots lui échappèrent, même si elle savait que c'était absurde. Si, pour un motif inimaginable, Jamie avait décidé de se déguiser en soldat anglais pour se promener dans le port, cet homme était différent. Il était mince et musclé, comme son père, mais possédait cette sveltesse particulière de la jeunesse. Il était gracieux, comme Jamie, mais avec une légère hésitation dans le geste, vestige de la gaucherie d'une adolescence encore proche.

Il se tourna un peu, éclairé de dos par les reflets de la lumière sur l'eau, et elle sentit ses jambes mollir. Un long nez droit, un front haut... de larges pommettes de Viking...

Roger lui agrippait fermement le bras, aussi fasciné qu'elle.

- Que... je... sois... pendu !

- Qu'on soit pendus tous les deux. Et lui aussi.

- Lui ?

- Lui, lui et lui !

Lord John, le mystérieux jeune soldat et, surtout, son père.

- Viens.

Elle libéra son bras et avança d'un pas rapide sur le quai, se sentant étrangement désincarnée, comme si elle s'observait de loin.

Tel que dans un miroir déformant de fête foraine, elle voyait son visage, sa taille, ses gestes... soudain transposés dans une redingote rouge et des culottes en daim. Il avait les cheveux châtain foncé et non roux, mais ils étaient épais comme les siens, avec la même ondulation, le même épi qui les soulevait sur son front.

Lord John tourna la tête et l'aperçut. Ses yeux sortirent de leurs orbites avec une expression d'horreur absolue. Il fit un geste vague dans sa direction, comme pour l'arrêter, mais autant stopper un raz-de-marée.

- Bonjour ! lança-t-elle gaiement. Quelle surprise de vous trouver ici, Lord John !

Lord John émit un faible couac, comme un canard à qui on aurait marché sur la patte, et le jeune homme lui fit face avec un sourire cordial.

Mon Dieu, il avait même les yeux bleus que son père. Bordés de cils noirs, à peine bridés et si jeunes que la peau tout autour était lisse et tendue. Des yeux de chat. Exactement comme les siens.

Son cœur battait si fort qu'elle était persuadée que tout le monde l'entendait. Toutefois, le jeune officier ne semblait pas s'en rendre compte. Il s'inclina avec courtoisie.

- Votre serviteur, madame.

Puis il regarda Lord John furtivement, attendant que celui-ci les présente.

- Ma chère, quel... plaisir de vous revoir ici. J'ignorais tout à fait que...

« Tu m'étonnes ! » pensa-t-elle. Elle continua néanmoins de sourire aimablement. À ses côtés, Roger hochait la tête et répondait aux salutations de John Grey, s'efforçant de ne pas fixer ouvertement le jeune homme.

- Mon fils, disait Lord John. William, Lord Ellesmere. D'un regard sévère, il défia Brianna de le contredire.

- William, je te présente monsieur Roger MacKenzie et son épouse.

- Monsieur. Madame MacKenzie.

Avant qu'elle n'ait eu le temps de réagir, Lord Ellesmere s'inclina et lui fit un baisemain. Elle manqua de sursauter en sentant son souffle sur ses doigts et, par réflexe, serra sa main plus fort qu'elle ne l'avait voulu. Il parut déconcerté un instant, mais parvint à se sortir de la situation avec grâce. Il était beaucoup plus jeune qu'elle ne l'avait cru de loin. Mais l'uniforme et son assurance le faisaient paraître plus mûr. Il la dévisageait avec un imperceptible froncement de sourcils.

- Je crois que... commença-t-il. Nous sommes-nous déjà rencontrés, madame MacKenzie ?

- Non. Non, je ne pense pas, je m'en souviendrais.

Elle fut surprise d'entendre sa propre voix si normale. Elle regarda Lord John, visiblement de plus en plus mal en point. Toutefois, ayant été aussi soldat, il se ressaisit avec un effort visible et posa une main sur le bras de William.

- Tu ferais peut-être bien d'aller t'occuper de tes hommes. On dîne ensemble plus tard ?

- J'ai déjà accepté l'invitation du colonel, père. Mais je suis sûr qu'il serait ravi que tu te joignes à nous. Cela dit, nous dînerons assez tard. On m'a informé qu'une exécution avait lieu demain matin, et on a demandé à mes troupes de se tenir prêtes, au cas où il y aurait des troubles en ville. Il nous faudra un certain temps pour nous organiser.

Lord John jeta un coup d'œil derrière William.

-Des troubles ? Ils s'attendent à un mouvement populaire ?

- Je ne sais pas. Il ne s'agit pas d'une question politique, uniquement d'un pirate. Je ne pense pas qu'il y aura de problèmes.

- De nos jours, tout est politique, William, répondit sèchement Lord John. Ne l'oublie pas. Il vaut toujours mieux s'attendre à des troubles que de devoir y faire face sans y être préparé.

Le jeune homme rougit, mais il ne se laissa pas décontenancer.

- Tu as raison, père. Tu es bien plus au fait de la situation locale que je ne le suis. Tes conseils me seront des plus précieux.

Il se détendit et se tourna vers Brianna.

- Enchanté d'avoir fait votre connaissance, madame MacKenzie. Monsieur, votre serviteur.

Il s'inclina vers Roger, puis tourna les talons et s'éloigna sur le quai, ajustant son tricorne et reprenant un air d'autorité.

Brianna expira longuement, espérant trouver les mots justes, le temps que ses poumons se vident. Lord John la prit de vitesse.

- Oui. Il est bien qui vous pensez.

- Ma mère est au courant?

- Jamie est au courant? demanda Roger en même temps. Elle le regarda surprise, et il lui répondit d'un haussement de sourcils. Oui, un homme pouvait engendrer sans le savoir. Cela lui était arrivé.

William parti, Lord John se calma, et son visage retrouva sa couleur naturelle. Il avait été militaire assez longtemps pour savoir reconnaître l'inévitable.

- Oui, ils sont tous les deux au courant.

- Quel âge a-t-il ? poursuivit Roger.

- Dix-huit ans. Pour vous épargner de compter à rebours, il est né en 1758. À Helwater, dans le Lake District.

Brianna retrouva son souffle.

- C'était donc... avant que ma mère... revienne.

- Exactement. De France. Où, je présume, vous êtes née et avez grandi.

Il la fixa d'un regard perçant, sachant pertinemment qu'elle ne baragouinait que quelques mots de français. Elle sentit le feu lui monter au visage.

- Ce n'est plus le moment de faire des secrets. Si vous avez des questions sur ma mère et moi, je vous dirai tout ce que vous voulez savoir, mais de votre côté, vous allez me parler de lui. (Elle inclina la tête vers la taverne). De mon frère !

Lord John la dévisagea, puis acquiesça.

- De toute façon, je ne vois pas comment je pourrais faire autrement. Mais avant, une chose... vos parents sont-ils ici, à Wilmington ?

- Oui, d'ailleurs... (elle leva les yeux vers le ciel, évaluant la position du soleil. Il était suspendu juste au-dessus de la ligne d'horizon, un disque d'or en fusion) nous allions justement les retrouver pour dîner.

- Ici ?

- Oui.

Lord John se tourna vers Roger.

- Monsieur MacKenzie, je vous serais infiniment reconnaissant d'aller trouver votre beau-père de ce pas. Informez-le de la présence du neuvième comte d'Ellesmere. Dites-lui que je sais que sa raison lui dictera de quitter Wilmington sur-le-champ.

Roger eut un mouvement de surprise, puis, la curiosité prenant le dessus, questionna:

- Le comte d'Ellesmere ? D'où tient-il ça ?

- Peu importe, s'impatienta Lord John. Voulez-vous bien me rendre ce service ? Jamie doit quitter la ville au plus tôt, avant qu'ils ne se rencontrent par hasard, ou que quelqu'un les voit ensemble et s'interroge à voix haute.

Roger semblait lui aussi se poser des questions sur Lord John.

- Je serais étonné qu'il accepte de partir, répondit-il. En tout cas, pas avant demain.

- Pourquoi pas ?

Le regard de Lord John allait de l'un à l'autre.

- D'ailleurs, que faites-vous tous ici ? Ce n'est pas à cause de l'exécu... Oh, Seigneur! Non, ne me dites rien.

Il se plaqua une main sur le visage, l'air d'un homme éprouvé au-delà du supportable.

Brianna se mordit la lèvre. En apercevant Lord John plus tôt, elle avait été non seulement ravie, mais aussi soulagée, comptant sur lui pour l'aider dans son plan. Cependant, avec cette nouvelle complication, elle se sentait tiraillée, incapable d'affronter une situation ou l'autre, et encore moins d'y réfléchir de manière cohérente. Elle se tourna vers Roger, l'appelant à l'aide du regard. Il hocha la tête, prenant la décision pour eux.

- Je vais aller trouver Jamie. Reste donc ici à bavarder avec M. Grey, d'accord ?

Il l'embrassa, puis s'éloigna sur le quai, marchant d'un tel pas pressé que la foule s'écartait spontanément sur son passage.

Les yeux fermés, Lord John avait l'air de prier, implorant sans doute le ciel de lui donner de la force. Elle lui prit le bras, le faisant sursauter.

- C'est aussi frappant que je le crois ? demanda-t-elle. Lui et moi ?

Il examina ses traits, l'un après l'autre.

- Je pense, oui. En tout cas, à mes yeux. Peut-être que pour un observateur qui ne vous connaîtrait pas ce serait moins flagrant. Vous n'avez pas la même couleur de cheveux. Vous n'êtes pas du même sexe. Il y a son uniforme... Mais, ma chère, vous savez que votre allure est déjà très frappante.

Il voulait dire bizarre. Elle comprenait.

- Je sais, j'ai l'habitude que les gens me regardent comme une bête de foire.

Elle baissa son chapeau, le rabattant de manière à cacher ses cheveux et son visage.

- Dans ce cas, nous ferions mieux d'aller dans un endroit où je ne serais pas vue par des gens qui le connaissent. 

 

(La neige et la cendre - tome 6, chap 116)

Interview de Diana G. au sujet du casting de William et de ce qu'elle sait de la saison 7 par le journal SheKnows . (Traduction française : Marie Modica) 

 

Attention spoiler: Cet article contient des spoilers sur le tome 7 et la saison 7  

 

 SK : Maintenant que la saison 6 est terminée, qu'êtes-vous particulièrement impatiente de voir dans la saison 7 ? 

Diana Gabaldon : J'ai hâte de voir les passages avec William. Ils ont choisi un William pour le rôle, il est très bon. Ils m'ont obligée à ne plus le suivre sur Twitter parce qu'ils ont dit: "Nous allons le garder en réserve et l'annoncer bientôt." Et je suppose, bien sûr, qu'ils attendaient que l'épisode final de la saison 6] ait sa pleine part de gloire.

 

SK : C'est assez malin qu'ils vous aient obligée à ne plus le suivre.

DG : J'ai dit : « Bien, c'est fait ». Mais j'ai fait pour lui la même chose que j'avais faite pour Sam Heughan quand il a été choisi pour la première fois parce que tout le monde voulait savoir à propos de Jamie. Et donc ils me suivaient. Mais quand j'ai commencé à parler à Sam sur Twitter, par messagerie directe jusqu'à ce qu'il soit casté, je suis allée trouver plusieurs autres jeunes acteurs d'à peu près la même taille et le même aspect général et j'ai suivi six d'entre eux pour disperser les traces. C'est donc ce que j'ai fait pour ce jeune homme aussi, donc je suis toujours en train de suivre les leurres.

 

SK : Je me demandais s'ils allaient essayer de ne jamais dire qui jouait William. Mais les fans allaient le découvrir car ils font leur travail d'enquête. 

DG : Ouais, exactement, tout le monde fait le détective. Les gens vont le voir sur le plateau, des choses comme ça. Ils ont réussi à faire en sorte que Graham [McTavish] joue Buck au calme, mais c'est parce qu'il n'était essentiellement que dans une scène.

 

SK : Et ils pouvaient prétendre, "Oh, Graham vient juste pour visiter le plateau ! 

DG : Ouais, il a une bonne raison d'être là.

 

SK : A l'inverse, « Qui est ce jeune homme qui ressemble à Sam Heughan ?  

DG : Bien sûr, je suis allée jeter un œil sur [Vandervaart] après l'avoir vu et avoir connu son nom et tout ça, et je l'ai suivi et j'ai discuté avec lui, et de toute façon, il est assez jeune, il n'a que 21 ans. Et il a beaucoup travaillé pour la télé et dans des séries dont je n'ai jamais entendu parler, mais il a également fait beaucoup de doublage pour des dessins animés. Et j'ai été profondément amusée de découvrir qu'il fait la voix de l'un des personnages de Pat Patrouille, qui est l'un des favoris de mon petit-fils.

Ils m'ont envoyé ses vidéos d'audition. En tout cas, il était formidable. Ils lui ont fait faire deux scènes,  celle, qui est juste après qu'il a découvert l'horrible vérité et confronte Claire pour savoir ce qu'elle sait à ce sujet. Et, vous savez, il est extrêmement bouleversé mais essaie de rester maître de lui-même en se débrouillant raisonnablement bien jusqu'à la toute fin. Ce qu'il explose ensuite hors écran. Il lâche un, "Ma vie entière a été un mensonge!" et il s'emporte et s'en va, "Goddammit!"

 

 

Présentation de William par Diana  

 

Il est le modèle même du gentleman !

Bien sûr, il est admiré par toutes les femmes que je connais ! Si grand, une silhouette si imposante...

J'ai remarqué, avec un air de détachement clinique, que si elle a évoqué plusieurs des caractéristiques remarquables de William, elle n'a à aucun moment mentionné ses yeux à lui. En dehors de sa taille - qui ne pouvait guère échapper à la remarque - ses yeux étaient probablement sa caractéristique la plus frappante, d'un bleu profond et brillant, et d'une forme inhabituelle, avec une inclinaison semblable à celle d'un chat. C'étaient, en fait, les yeux de Jamie Fraser sur lui, et ils donnaient à John un léger pincement de cœur passager chaque fois que Willie le regardait avec une certaine expression.

Willie connaissait parfaitement l'effet de ses yeux sur les jeunes femmes et il n'hésitait pas à en tirer le meilleur parti.

SK : La pauvre Claire doit faire face à un autre enfant qui apprend que Jamie est son père. 

DG : Mmmh. Ils ont très bien réussi le casting parce qu'il semble honnêtement qu'il pourrait être le frère beaucoup plus grand de Sophie Skelton. Ils ont le même nez et une structure de mâchoire très similaire. Ils ont totalement l'air de pouvoir tous les deux être les enfants de Jamie Fraser.

 

SKLes lecteurs de votre saga Outlander ont remarqué que la saison 6 mettait en place des intrigues des livres – les Bugs montrant un côté un peu méchant et allant chez tante Jocasta, l'homme qui siffle dans la cellule de prison avec la pierre est, en fait, quelqu'un que Claire a déjà rencontré. Cela garantit-il que ces intrigues seront dans la saison 7 ? 

DG : Je veux dire les trucs avec l'homme qui siffle dans la prison et qui a la pierre dans la paume de sa main… eh bien, vous savez qu'il revient même si vous n'avez pas lu les livres. Et si c'est le cas, vous savez pourquoi il revient et ce qui va se passer.

 

SK : Il y a beaucoup de révélations à venir, notamment avec la famille Christie. A quel point êtes-vous impliquée dans la saison 7 ? 

DG : Eh bien, ce que vous pourriez appeler le dénouement des scénarios, vous le verrez dans la saison 7. Ils ont à peu près terminé le premier bloc, donc j'ai vu les enregistrements quotidiens à partir de là. … J'ai vu au moins [10] des scripts jusqu'à présent. C'est parfois difficile pour moi parce que je ne les reçois pas toujours dans l'ordre. Ils m'enverront le script 1 et le script 2. C'est bien, mais le script 4 arrive avant le script 3, et soudain, "Oh ! Nous devons vous montrer les 7 et 8 parce qu'ils vont en quelque sorte ensemble et nous voulons savoir quelque chose". Et donc je laisse tomber ça et j'ai complètement perdu la trace de 703 et 705.

 

SKAvez-vous l'intention d'aller en Écosse sur le plateau de la saison 7 ? 

DG : Eh bien, en fait, j'y serai brièvement fin juin parce que l'Université de Glasgow a très gracieusement décidé de me donner un doctorat honorifique et voulait que je vienne pour leur remise des diplômes. Et je me suis dit : "Eh bien, étant à Glasgow, ce serait idiot de ne pas aller visiter le plateau."

J'aimerais voir combien de plateaux de tournage ils ont maintenant. Ça se multiplie. Ils en avaient huit la dernière fois que j'y ai été. Ils peuvent en être à 16 maintenant. Alors j'ai pensé que je prendrais juste un jour ou deux de plus et que j'irais visiter le plateau pendant que je serai à Glasgow. Je veux dire que Cumbernauld [où se trouvent les studios Wardpark d'Outlander] est à 15 minutes de Glasgow. … J'ai vérifié avec eux pour m'assurer qu'ils seraient toujours en train de filmer. Ils vont tourner jusqu'au 16 juillet sur ce plateau, puis ils donneront à tout le monde six semaines de congé avant de reprendre le tournage.

 

SKVous avez dit depuis la sortie de "L'adieu aux abeilles" que le tome 10 est probablement le dernier des "gros livres" de Jamie et Claire. Laissez-vous toujours cette porte ouverte ? 

DG : Eh bien, je ne sais pas. Cela dépend en quelque sorte de la façon dont ce livre fonctionne. Je sais où l'histoire se termine. Je ne sais pas si ce livre va se terminer à cet endroit ou non, car c'est bien tôt dans le processus. D'après mes lumières, j'ai à peine commencé à travailler sur ce livre parce que ça a été un tel cyclone depuis la publication de Bees [ndlt: le tome 9], parce qu'il y avait toute cette publicité et des interviews sans fin - j'ai fait trois ou quatre interviews par jour pendant environ deux mois, ce qui ronge énormément votre productivité. Vous n'avez plus de cellules cérébrales à la fin de la journée.

 

SK : Et qu'en est-il du livre prequel sur les parents de Jamie ? 

DG : J'écris en fait le prequel en même temps que le tome 10. Le tome 10 a l'avantage pour le moment, mais vous savez, ça va ça vient. 

 

Source : Diana Gabaldon, auteure de 'Outlander', sur le casting du fils de Jamie – SheKnows