Possession
Allégeance
Protection
Consentement

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C’est ce partage que je vous propose ici : simplement les extraits du premier tome, et pour la possession, c’est en rouge. 

Mais ça ne s’est pas arrêté là… Car Diana est une conteuse bien plus subtile et complexe ! 

La possession se définit par le fait d’avoir quelque chose à soi, de le posséder et d’en disposer en maître. Cette attitude qu’il manifeste si ouvertement pourrait paraître disqualifiante envers Claire, et pourtant elle s’exprime d’une manière tellement précise qu’elle se distingue très vite d’une volonté de domination. En effet, Jamie ne cesse de répéter à Claire qu’elle lui appartient, sans pour autant jamais (ou presque…) chercher à la dominer. 

 Et c’est en relevant cette première notion qu’une seconde est apparue, complémentaire et tout aussi puissante chez Jamie. Je l’ai appelée l’allégeance, et c’est en violet. 

A l’inverse de la domination, l’allégeance se définit au contraire comme le soutien et la soumission, la fidélité et l’obéissance volontaires. Et Jamie a ce talent de savoir exprimer cette palette de sentiments qu’il ressent, ce que Claire qualifie elle-même de don :« J’aurais tellement voulu avoir sa faculté de dire ce que j’avais sur le cœur, d’une manière qu’il comprendrait. Mais je n’avais pas ce don. ». 

 Ces deux sentiments-là, apparemment opposés, Jamie sait les faire cohabiter très naturellement, comme s’ils étaient chez lui simplement complémentaires. Il le dit d’ailleurs très tôt à Claire : 

 «  Je suis ton maître... et ton esclave. Il semble que je ne puisse posséder ton âme sans perdre la mienne. » 

 J’allais en rester là, quand une troisième notion, étroitement liée aux deux premières, a émergé avec force au fil de la lecture, et d’autres l’ont déjà relevée : le consentement, qui sera en bleu. A ce sujet, Marie Modica a traduit sur ce site un article passionnant de Carey Goldberg, 

 «  Pourquoi les cours d’éducation sexuelle devraient utiliser certaines scènes d’Outlander pour enseigner le consentement ». 

 Le consentement consiste à donner son accord, son approbation, de manière explicite. Et Jamie s’assure du consentement de Claire dans des situations très diverses, que cela soit la nuit de leur rencontre lors de leur premier accrochage, comme lorsqu’il souhaite l’embrasser lors de leurs retrouvailles après 20 ans, ou encore lors de disputes… 

Le consentement complète à mon sens le diptyque possession / allégeance, vers un triptyque qui donne encore plus de relief à l’expression amoureuse de Jamie envers Claire. 

 Et sa particularité supplémentaire tient à ce qu’à de nombreuses reprises, il s’exprime en mêlant allégrement les 3 notions dans un même échange ! 

 Enfin, un peu à part, le Roi des hommes est aussi un soldat, un guerrier, un protecteur, et c’est la première chose qu’il offrira à Claire le soir de leur mariage : sa protection, lors d’une promesse sombrement prémonitoire. Et dans le texte, ce sera en vert. 

 J’ai tenté d’aller à l’essentiel des extraits, d’où beaucoup de coupes mentionnées par un (…), tout en conservant les éléments qui permettent de resituer plus facilement pour les lecteurs le moment et son contexte émotionnel. 

Enfin, j’ai également laissé des extraits en italique lorsque la possession s’exprime chez Claire et Jenny. 

 Si cette lecture thématique vous a plu, je partagerai la suite avec plaisir, les tomes 2 et 3 sont déjà prêts. 

 Au plaisir d’échanger sur le sujet et ces extraits de cette merveilleuse histoire, 

 

Carolyn 

Par Carolyn Garcin 

 

 

Outlander 

 Le chardon et le tartan – Tome 1 

 

 

Lorsque Ronald Moore a entrepris d’adapter à l’écran l’épopée de Diana Gabaldon, il racontait volontiers que l’équipe de scénaristes qualifiait le personnage de Jamie de King of the men, Roi des hommes, parce qu’il rassemblait toutes les qualités masculines rêvées, tant d’un point de vue féminin que masculin.

 

La qualité de la série m’a rapidement donné l’envie de découvrir l’œuvre de Diana Gabaldon dans le texte. L’écriture a l’avantage de pouvoir prendre tout son temps dans les dialogues intimes des personnages, intérieurs ou partagés, et Diana ne s’en prive pas, pour notre plus grand bonheur !

 

Ma première lecture des 8 tomes a été très rapide, je les ai dévorés et survolés, plus curieuse de connaître la trajectoire de l’histoire que le détail. Et j’ai été frappée par une caractéristique de Jamie : cette obsession de possession vis-à-vis de Claire, qui ne faiblit jamais au fil du temps (tome 8 compris !). A tel point que lorsque j’ai entrepris une seconde lecture plus attentive, j’ai relevé les passages où il l’exprime explicitement.

Chapitre 3 p66* La nuit de leur première rencontre, lorsqu’il la retrouve après l’embuscade anglaise 

Il me prit par le bras, moins par galanterie que pour me forcer à l'accompagner. Je décidai de tenter le tout pour le tout et plantai fermement les talons dans le sol. – Non ! Je n'irai pas avec vous ! (…) – Si vous vous obstinez, je propose de vous jeter par–dessus mon épaule et de vous porter. Cela vous plairait-il davantage ? Il fit un pas vers moi et j'abandonnai aussitôt toute velléité de fuite. Je ne doutai pas un instant qu'il eût l'intention de mettre son plan à exécution. – Non ! Vous ne pouvez pas faire ça ! Vous allez rouvrir vos blessures. Je distinguais mal ses traits, mais j'aperçus nettement deux rangées de dents souriantes. – Bon, ben... puisque vous vous inquiétez tant de ma santé, je suppose que vous allez me suivre sans faire d'histoires ? Je cherchai désespérément une réponse, mais n'en trouvai aucune. Il me prit de nouveau le bras et nous partîmes droit devant nous.

 

Chapitre 4 p82 Lorsqu’elle le soigne à l’arrivée à Leoch 

Je reculai en balbutiant, le visage enflammé. Il était légèrement rouge lui aussi, mais nullement décontenancé. Il me prit la main et m'attira de nouveau vers lui. Prenant grand soin de ne pas me frôler de son corps, il me mit une main sous le menton et m'obligea à lever les yeux vers lui. – Vous ne devez pas avoir peur de moi, dit–il doucement. Ni de quiconque tant que je serai là. 

 

Chapitre 15 p228 La nuit de leurs noces 

Jamie resta adossé contre la porte, m'observant. Notre gêne mutuelle s'intensifia, jusqu'à ce qu'il trouve le courage de rompre le silence. – Tu n'as pas à avoir peur de moi. Je ne vais pas me jeter sur toi. Je me mis à rire malgré moi. – Je n'y avais pas pensé, répondis-je. De fait, je savais qu'il ne me toucherait pas sans y être invité. Ce qui ne changeait rien au fait que j'allais devoir l'inviter à faire bien plus que cela, et bientôt.

 

(p231)Tu n'as plus rien à craindre à présent. Tu portes mon nom. Tu as droit à la protection de ma famille, de mon clan, et de mon corps si nécessaire. Cet homme ne pourra rien contre toi, tant que je serai en vie. 

 

(p232) – A la sincérité ! Bien... repris-je quelques instants plus tard. Tu m'as donné une des raisons, y en a-t-il d'autres d'avouables ? Il étudia le fond de son verre. – Peut-être que c'est juste que je voulais coucher avec toi. Tu y as pensé ? S'il cherchait à me déconcerter, c'était réussi. Mais je résolus de n'en rien laisser paraître. – Et c'est le cas ? demandai-je. – Pour être sincère, oui, j'en ai envie. Ses yeux bleus ne quittèrent pas le rebord de son verre. – Tu n'avais pas nécessairement besoin de m'épouser pour ça ! II eut l'air scandalisé. – Tu ne crois tout de même pas que je te prendrai sans te demander en mariage ! 

– Beaucoup d'hommes l'auraient fait. Il balbutia quelques mots, pris de court. Puis, se reprenant, il déclara avec une dignité formelle : – C'est peut-être prétentieux de ma part, mais je ne me considère pas comme n'importe qui et je ne calque pas forcément mon comportement sur le plus bas dénominateur commun.

 

(p241) Il m'aida à ôter ma chemise froissée. Puis il me tint par la taille, m'étudiant avec un intérêt appliqué. Son examen prolongé finit par m'embarrasser. – Tu n'avais jamais vu une femme nue ? – Si, mais jamais d'aussi près... et pas la mienne. 

 

(p245) – C'est moi ? chuchota-t-il. Tu ne me supportes pas ? (…)  – Mais non, ce n'est pas toi. Je serrai sa main pour le rassurer. (…) – Et si je t'avais dit que je ne te supportais pas, demandai-je abruptement. Qu'aurais-tu fait ? Il haussa les épaules. – J'aurais demandé à Dougal de faire annuler le mariage pour cause de non consommation. (…) Témoins ou pas, il n'y a que toi et moi qui pouvons le certifier, non ? Et je ne supporterais pas d'être marié à une femme qui me déteste. Je me tournai vers lui. – Je ne te déteste pas. – Moi non plus, répondit-il. Je connais bon nombre de mariages qui ont commencé avec moins que ça. Il se tourna et se glissa en chien de fusil contre moi, passant son bras autour de ma taille, sa main reposant sur mon sein, non comme une invitation, mais parce que cela semblait un endroit naturel où la poser.

 

Chapitre 16 p246 Le lendemain de leur nuit de noces 

Passage non traduit dans le livre français, disponible sur le site dinna-fash-sassenach.com 

Il se pencha et posa doucement sa bouche sur la mienne. (…)  Son extrême douceur n'avait rien de provisoire ; c'était plutôt une promesse de pouvoir connue et tenue en laisse ; un défi et une provocation d'autant plus remarquable qu'elle réclamait peu. Je suis à toi, disait-il. Et si tu veux bien de moi, alors... Ma bouche s'ouvrit sans me consulter, acceptant de tout cœur à la fois la promesse et le défi. (…) - Je ne sais pas si cela t'aidera, dit-il, mais je vais te dire ceci : c'est un cadeau et une merveille pour moi, de savoir que je peux te plaire, que ton corps peut s'éveiller au mien. Je n'avais jamais pensé à une telle chose auparavant.  

 

Chapitre 17 

Passage non traduit dans le livre français, disponible sur le site dinna-fash-sassenach.com 

Il recula alors au pied du lit, me souriant alors que je serrais encore l'oreiller contre moi, toujours en proie au rire. Il se frotta le visage avec le dos de la main et prit un faux-air de consternation. – Bien Femme. Je vois qu'il est temps d’exercer mon autorité de mari. (…) – Non ne fais pas ça ! – Pourquoi pas ? me dit-il, totalement couché entre mes jambes et me fixant, les yeux plissés. Il me tenait toujours fermement par les cuisses pour empêcher tout mouvement de ma part. (…) Il effleura l'autre cuisse, provoquant battements de pied et vaines tentatives de ma part pour lui échapper. J'enfouis alors ma tête bouillante dans l'oreiller frais. (…) Je me tortillai et finis par lui donner un coup de pied dans les côtes, avec autant d'effet qu'un coup dans l'eau. Après un temps, il repoussa mes cuisses à plat contre le matelas et me regarda droit dans les yeux. – Maintenant, dit-il avec autorité, ne bouge plus. Je me sentie alors exposée, envahie, désarmée et sur le point d'imploser. Le souffle de Jamie était à la fois chaud et froid sur ma peau. – S'il te plaît, dis-je... sans trop savoir si c'était "s'il te plaît continue" ou "s'il te plaît arrête". Peu importe, il n'avait aucune intention d'arrêter. (…) – Bon et bien c'est un peu mieux dit une voix haletante. Cela demande quand même quelques efforts pour te rendre totalement soumise, non ? Le lit craqua sous l'effet d'un changement de la répartition du poids et je sentis mes genoux être repoussés encore plus. 

 

(p252) – Dougal n'est toujours pas là (…) En tout cas, c'est gentil de sa part de nous avoir laissés tranquilles quelques jours, le temps... de mieux faire connaissance. Jamie se mit à ricaner. – Ce n'est pas de la gentillesse. Cela faisait partie de mes conditions. J'ai dit : « Je me marierai puisqu'il le faut, mais pas question de consommer mon mariage sous un buisson avec vingt hommes du clan autour de nous à nous prodiguer leurs conseils. » Je m'arrêtai abruptement. Alors, c'était là l'origine des cris que j'avais entendus. – L'une des conditions ? articulai-je lentement. Quelles étaient les autres ? (…)  – Eh bien... je lui ai dit que je voulais un mariage en bonne et due forme, devant un prêtre, et pas seulement un contrat. Et puis... que tu devais avoir une robe convenable pour la cérémonie. 

 

(p254) – Tu es encore inquiète à son sujet ? Tu n'as pas à t'en faire, je te le jure. Je te protégerai, de lui et des autres. Jusqu'à mon dernier souffle, mo duinne. – Mo duinne ? interrogeai-je, (…)  – Ça veut dire « ma brune ». (…) Ma brune, répéta-t-il doucement. Voilà longtemps, longtemps, que j'avais envie de t'appeler ainsi. 

 

Chapitre 18 p275 Après l’attaque surprise du chariot des denrées de fermage 

– Jamie ! Pas ici ! fis-je en lui tapant sur le dos de la main. – Quoi, tu es fatiguée ? s'inquiéta-t-il. N'aie pas peur, ça ne me prendra pas longtemps. (…) – Non ! fis-je en tentant de me dégager. (…) – Jamie ! Je t'en prie. Il y a vingt hommes couchés à quelques mètres de nous. – Tu vas les réveiller à force de te débattre comme ça. Il roula sur moi. (…) Tu me veux, oui ou non ? – Euh... oui... mais... fus-je forcée de reconnaître. Il me saisit fermement par les épaules. – Alors, tais-toi un peu, Sassenach, ordonna-t-il. Il n'y en a pas pour longtemps. Le fait est. (…) Il roula sur le côté, haletant.

 

Chapitre 20 p289 L’agression par les 2 déserteurs anglais 

Jamie s'agenouilla près de moi et m'aida à repousser le corps sanglant. (…) Sans un mot, il me souleva et m'emporta loin des deux cadavres, derrière un écran de trembles. (…) Ce n'était pas un acte d'amour, mais une nécessité, comme si nous sentions inconsciemment que ni l'un ni l'autre ne survivrait sans cela. Notre seule force résidait dans cette fusion de nos corps, noyant ce souvenir de mort et de violence dans un abrutissement de nos sens. (…) Jamie marmonna quelque chose, d'une voix si basse que je ne compris que « ... désolé ». (…) Je regrette de t'avoir traitée ainsi. Te prendre comme ça, tout de suite après que... comme des animaux. Je suis désolé, Claire... je ne sais pas ce qui... je n'ai pas pu m'en empêcher, mais... Mon Dieu, tu as si froid, mo duinne ! Tes mains sont glacées. Viens que je te réchauffe. Il était lui aussi en état de choc. 

 

Chapitre 21 p303 Le sauvetage de Claire de Jack Randall 

– Je vous saurais gré d'ôter vos mains de ma femme ! 

 

(p308) – Tu n'es qu'une brute et un imbécile, suffoquai-je en tentant de me libérer. Tu crois que j'ai fait exprès de me faire capturer par les Anglais ? (…) – Parfaitement ! (…) Et maintenant, tu veux me faire payer en te mettant délibérément, toi, ma femme, entre les griffes de mon ennemi juré ! – Ta femme ! Ta femme ! Je crois rêver ! Tu ne penses qu'à toi ! Et moi ? Je ne suis qu'un meuble, peut-être ? Tu t'imagines que je t'appartiens corps et âme ? Tu ne supportes pas qu'on touche à tes petites affaires, c'est ça ? – Oui, tu m'appartiens, vociféra-t-il. Tu es ma femme, que ça te plaise ou non ! – Eh bien, figure-toi que ça ne me plaît pas, mais alors pas du tout ! (…) Lâche–moi ! hurlai-je. Lâche–moi, espèce de… chien en rut ! Il me lâcha aussitôt et recula d'un pas comme si je l'avais mordu. (…) – J'ai tué un garde près du mur d'enceinte. (…) Je l'ai tué avec mon poignard que j'ai laissé planté dans sa poitrine quand je t'ai entendue crier. J'en aurais tué une dizaine d'autres pour te retrouver, Claire. Sa voix se brisa. – Et quand tu as crié, j'ai foncé vers toi, sans autre arme qu'un pistolet vide et mes deux mains. II parlait doucement maintenant, mais ses yeux étaient encore pleins de rage et de douleur. Je me taisais. Sous le coup de ma peur lors de la scène avec Randall, je n'avais pas un instant pensé au courage inhumain qu'il lui avait fallu pour revenir au fort me chercher. (…) – Tu me détruis, Claire. Je ressentais une impression plus ou moins similaire. Hésitante, je m'approchai de lui. (…) Sa chemise était moite et il tremblait. – Je suis désolée, dis-je simplement. Pardonne-moi. Il se tourna et me serra contre lui. – Tu es pardonnée, murmura-t-il dans mes cheveux. Me relâchant, il baissa les yeux vers moi. – Moi aussi, je suis désolé. Excuse-moi pour tout ce que j'ai dit. J'étais furieux, mes paroles ont dépassé ma pensée. Tu veux bien me pardonner ? Je ne voyais pas ce que j'avais à lui pardonner, mais acquiesçai néanmoins et serrai ses mains. – Pardonné, dis-je à mon tour. Dans un silence moins pesant, nous remontâmes en selle. (…) Jamie me tenait par la taille et je me sentais en sécurité. Mais nos orgueils blessés se dressaient néanmoins entre nous.

 

Chapitre 22 p313  La fessée 

– Je sais que tu ne mettrais jamais délibérément la vie d'un autre en danger. Mais tu peux le faire sans le vouloir, comme aujourd'hui, simplement parce que tu ne me prends pas au sérieux quand je te mets en garde. Tu es habituée à penser par toi seule, et je sais que tu n'as pas l'habitude de laisser un homme te dicter ta conduite. Mais il faut que tu apprennes, pour notre salut à tous. – Je comprends, répondis-je lentement. Tu as parfaitement raison. Dorénavant, je ferai ce que tu me dis, même si je ne suis pas d'accord. – A la bonne heure ! Il se leva et reprit sa ceinture. – Alors, viens, qu'on en finisse une fois pour toutes. Les bras m'en tombèrent. (…) Je me sentais profondément trahie par cet homme que j'avais considéré comme un ami, un protecteur et un amant. (…) – Je ne te permettrai pas de me frapper, dis-je fermement, sans lâcher le montant du lit. – Ah non ? Mais je ne demande pas ta permission. Tu es ma femme, que ça te plaise ou non. Si je décidais de te casser un bras, de te mettre au pain sec et à l'eau, ou de t'enfermer pendant des jours dans une armoire, ce qui n'est peut-être pas une mauvaise idée, rien ni personne ne pourrait m'en empêcher. – Je vais hurler et ameuter toute l'auberge ! – Je n'en doute pas. Si tu ne cries pas avant, tu crieras pendant. On t'entendra sûrement jusque dans la ferme voisine, tu as du coffre. Il esquissa un sourire odieux et s'approcha.

 

(p331) – Retenu ? Tu appelles ça te retenir ! Il m'a plutôt semblé que tu t'en donnais à cœur joie. (…) – Après tout, j'ai fini la nuit couché par terre. Je le foudroyai du regard. – Ah, c'est ça, ta retenue ? – Oui. J'ai pensé qu'il ne serait pas juste de te prendre de force même si j'en mourais d'envie, ajouta-t-il en riant. Ça m'a demandé un effort considérable. – Me prendre de force ? glapis-je. – Ben oui, vu les circonstances, on peut difficilement dire « faire l'amour ». (…)  – Et tu t'imagines que je vais applaudir ta noblesse d'âme, parce que tu ne m'as pas violée après m'avoir rouée de coups ? Il attendit quelques instants avant de soupirer et de dire : – Je vois que j'ai eu tort d'aborder le sujet. Tout ce que je voulais, c'était te demander si tu voulais bien me laisser à nouveau partager ton lit, une fois à Bargrennan. Il ajouta timidement : – Il fait froid par terre. 

(…) Je m'approchai de lui et le regardai droit dans les yeux. – Me ferez-vous l'honneur de partager ma couche ô mon seigneur et maître ? Il hésita, soupçonnant une entourloupette, puis acquiesça. – Oui, je veux bien. Merci. Il allait repartir quand je l'arrêtai. – Encore une chose, maître. – Quoi donc ? J'extirpai ma dague de ma poche et la pointai vers la poitrine. – Si jamais tu lèves encore une fois la main sur moi sifflai-je, je t'arrache le cœur et je le bouffe au petit déjeuner ! (…) – Je jure sur la croix de Nôtre-Seigneur Jésus Christ, et par le fer sacré que je tiens, que je t'accorde toute ma fidélité et ma loyauté. Si ma main venait à dresser contre toi en rébellion ou colère, je demande à ce que ce fer sacré me transperce le cœur. Il baisa la garde et me rendit la dague. – Je ne lance jamais des menaces en l'air, Sassenach, dit-il en arquant un sourcil, et je tiens toujours mes promesses. Alors, on peut aller se coucher, maintenant ?

 

Chapitre 23 p340  Au retour à Leoch, malentendu sur l’absence de Jamie : elle croit qu’il est allé retrouver Laoghaire, alors qu’il lui a acheté une alliance 

Son visage se ferma et ses joues s'empourprèrent. – Tu suggères que je t'ai été infidèle ? dit-il, incrédule. (…) – Tu as parfaitement le droit de faire ce qui te plaît. Si... tu te sens attiré ailleurs... eh bien... je ne te mettrai pas de bâtons dans les roues. J'avais les joues en feu et mes oreilles bourdonnaient. En levant la tête, je constatai que Jamie bouillonnait, lui aussi. Ses yeux injectés de sang par le manque de sommeil semblaient lancer des flammes. – Je peux faire ce qui me plaît ? s'écria-t-il. Et notre serment de mariage ? Ce ne sont pour toi que des paroles dans une église ? Il se frappa la poitrine du poing. – Rien à dire, hein ? Tu ne me mettras pas de bâton dans les roues ? Il s'assit sur le lit pour ôter ses bottes, puis les lança violemment contre le mur, causant un vacarme qui me fit tressaillir. – Euh... oui, hésitai-je en reculant. C'est ce que j’ai voulu dire. Il me saisit le bras. Sa main calleuse était brûlante. Je tentai de me libérer. – Eh bien, si tu n'as rien à dire, Sassenach, moi si. Il prit mon visage entre ses mains et plaqua ses lèvres sur les miennes. Il n'y avait rien de tendre dans ce baiser et je me débattis furieusement. Il passa un bras sous mes genoux et me souleva de terre comme une plume. – Lâche–moi ! hurlai-je. Qu'est–ce que tu fais ? – Je croyais que c'était plutôt évident, Sassenach, je te mets au lit. Et tu vas y rester jusqu'à ce que tu n'aies plus aucun doute quant à mes droits sur toi ! – Je refuse de dormir avec toi ! – Qui parle de dormir ? Il me laissa tomber lourdement sur l'édredon. – Tu sais pertinemment ce que j'ai voulu dire ! Je ne veux pas faire l'amour avec toi. Je roulai sur le côté mais il me retint par l'épaule et m'immobilisa, le visage à quelques centimètres du sien. – Je ne t'ai pas demandé ton avis, Sassenach. Tu es ma femme, comme je te l'ai déjà répété de nombreuse fois. Tu l'as peut-être oublié, mais dans notre serment il y avait le verbe « obéir ». Tu es ma femme et, si je le veux, je te prendrai, de force s'il le faut. (…)  – Plutôt crever ! hurlai-je. Tu n'es qu'un sale porc. Tu crois pouvoir me sauter comme une vulgaire putain quand bon te semble ! Tu te goures, espèce d'enfoiré ! Tu ne vaux pas mieux que ton cher capitaine Randall ! Il me foudroya du regard quelques secondes, puis s'écarta brusquement. – Si c'est ce que tu penses de moi, tu peux partir ! fit-il en faisant un signe vers la porte. Va-t'en, je ne te retiens pas. (…) Il faisait des efforts démesurés pour se contrôler, mais il était sincère. Si je voulais partir, il ne ferait rien pour m'arrêter. Je relevai le menton et serrai les dents. – Non ! répondis-je. Je ne suis pas du genre à prendre la fuite. Et tu ne me fais pas peur. – Je vois. (…) – Je peux savoir ce que signifie toute cette scène ? C'est vraiment à cause de la fille ? Je t'ai dit toute la vérité. Mais ce n'est pas une question de preuve. Ou tu me crois, ou tu ne me crois pas. Tu me crois ? – Oui, je te crois, admis-je à contrecœur.

(…) Il reprit le paquet sur mes genoux et l'ouvrit. (…) – Elle est... très belle, hoquetai-je. – Tu veux bien la passer à ton doigt, Claire ? Il avait prononcé mon nom d'une voix si tendre et douce que mes sanglots reprirent de plus belle. – Tu n'es pas obligée, précisa-t-il. Notre contrat de mariage suffit. Tu es protégée de tout, sauf d'un mandat d'arrêt. Mais ici à Leoch, tu n'as rien à craindre. Si tu le souhaites, nous pouvons vivre séparément... si c'est ce que tu cherchais à me dire avec tes âneries à propos de Laoghaire. Tu n'auras plus rien à faire avec moi, si c'est là ton désir. II se tut, restant assis sans bouger dans l'attente d'une réponse, tenant l'anneau d'argent entre ses doigts. Ainsi, il m'offrait le choix que j'avais voulu lui donner quelques minutes plus tôt. Poussé dans mes bras par les circonstances, il était prêt à s'éclipser si je décidais de le rejeter. (…) J'avais voulu nous éviter de sentiments trop forts, mais il semblait qu'il était déjà beaucoup trop tard. Je ne pouvais parler, mais je lui tendis ma main droite, les doigts tremblants. (…) Il s'écarta légèrement et murmura : – Je te veux, Claire. Je te veux tellement que je peux à peine respirer. Il déglutit avant de poursuivre : – Et toi, tu veux bien de moi ? – Oui, répondis-je dans un souffle. J'avais à peine parlé qu'il me renversait sur le lit et m'écrasait de tout son poids. (…) – Tu es à moi, mo duinne, dit–il doucement. A moi seul, aujourd'hui et pour toujours. A moi, et tu n'y peux plus rien. (…) Je veux te posséder, Sassenach murmura-t-il, corps et âme. (…) Tu m'appelleras « maître », Sassenach. Sa voix douce était chargée d'une menace de vengeance pour ce que je venais de lui faire subir. (…)  – Non ! haletai-je. Arrête ! Je t'en prie, tu me fais mal ! (…) – Supplie–moi d'avoir pitié de toi ! chuchota-t-il d'une voix rauque. Non, pas encore ! (…) Il m'agrippa les cheveux et me força à le regarder triomphal. – Oui, Sassenach, grogna-t-il, répondant à mes mouvements plutôt qu'à mes paroles. Vois comme je te chevauche ! Ses mains tombèrent sur mes seins et les pétrirent sans douceur. (…) Je poussai un cri qu'il étouffa en écrasant ses lèvres sur les miennes. Ce n'était pas un baiser mais une autre forme d'assaut, me forçant à ouvrir la bouche, tordant mes lèvres, raclant ma peau avec les poils drus de sa barbe. Il rua plus fort et plus vite, comme s'il voulait pénétrer mon âme aussi bien que mon corps. Corps et âme. Il atteignit son but et une passion furieuse surgit des cendres de la reddition. (…) Je revins lentement à moi, à demi couchée sur la poitrine de Jamie, nos corps trempés collés l'un à l'autre. (…) Me sentant éveillée, il m'attira contre lui, comme pour prolonger encore cette union enfin atteinte au cours des dernières secondes de notre accouplement périlleux. (…) – Oh, oui, Sassenach, répondit–il d'un ton narquois. Je suis ton maître... et ton esclave. Il semble que je ne puisse posséder ton âme sans perdre la mienne. Il me tourna sur le côté et se colla contre moi. (…) Il s'approcha et m'attrapa par le cou. – Viens par ici, louve. Mords-moi encore. – Oh, non ! m'écriai-je en reculant. On ne va pas remettre ça ! J'ai mal partout. James Fraser n'était pas homme à se laisser dire non. – Je serai doux comme un agneau, promit–il. Il m'entraîna inexorablement vers le lit. De fait, il fut on ne peut plus doux, me dorlotant comme un œuf de caille, s'attardant sur les préliminaires avec une patience infinie et une douce insistance qui n'était que la continuation de la leçon apprise si brutalement la veille. Il savait se montrer doux, mais on ne devait pas se refuser à lui. Il jouit en tremblant dans mes bras, se retenant pour ne pas me faire mal. Plus tard, toujours unis, il caressa les ecchymoses qui ses doigts avaient laissées sur mes épaules deux jours plus tôt lors de notre dispute sur le bord de la route. – Je suis navré pour ces bleus, mo duinne, dit–il en déposant un baiser sur chacun d'eux. J'étais hors de moi mais ce n'est pas une excuse. En colère ou pas, c'est honteux de faire du mal à une femme. Je ne le referai plus. 

 

Chapitre 24 p396 Avant son départ et le procès sorcellerie 

Je pressai mes lèvres contre le téton de Jamie et le titillai du bout de la langue. Il poussa un petit grognement de plaisir. — (…) Je veux être sûr que tu te souviendras de moi pendant mon absence. Quelque temps plus tard, je me réveillai en sursaut, grelottant de froid. Cherchant à tâtons à mes côtés, je ne trouvai pas Jamie. Je me redressai sur un coude et le découvris assis sur un tabouret à mon chevet, l'édredon jeté sur ses épaules. — Excuse-moi, chuchota-t-il. Je ne voulais pas te réveiller. (…) J'ai rêvé que tu t'étais perdue et que je n'arrivais pas à te retrouver. Ça m'a réveillé et... j'ai eu envie de te regarder, de fixer ton image dans ma mémoire... pour m'en souvenir quand je serai au loin. J'ai enlevé l'édredon. Excuse-moi, je ne voulais pas que tu aies froid. — Ce n'est pas grave. Viens te coucher, tu dois être glacé. (…) — Mo duinne, je devrais plutôt dire mo airgeadach, mon argentée. (…) — Je suis désolé, murmura-t-il. Je ne voulais pas te faire mal. Mais je veux être en toi et rester en toi, au plus profond. Je veux laisser en toi mon empreinte. Je veux rester en toi jusqu'à l'aube et partir en te laissant endormie. Je m'écrasai contre lui. — Tu ne me feras pas mal, l'assurai-je.

 

Chapitre 25 p432 Quand elle décide de rester et de ne pas passer les pierres 

— Dieu merci, sourit-il. Et que Dieu te vienne en aide. Quoique je ne comprenne jamais pourquoi. Je passai mes bras autour de sa taille. — Parce que je ne peux pas vivre sans toi, Jamie Fraser, et c'est tout. Alors, où va-t-on ? — Pendant qu'on grimpait sur cette colline, hier, j'ai prié de toutes mes forces. Pas pour que tu restes, ça ne me semblait pas juste. J'ai prié d'avoir la force de te laisser partir. J'ai dit : « Seigneur, si j'ai jamais fait preuve de courage dans ma vie, c'est aujourd'hui qu'il m'en faut. Aidez-moi. Rendez-moi assez fort pour ne pas tomber à ses genoux et la supplier de rester. » Il me regarda en souriant. — C’est l'épreuve la plus dure que j'aie jamais traversée, Sassenach. Il éperonna le cheval et nous repartîmes au petit trot.

 

Chapitre 27 p452 A Lallybroch 

Jamie vint se placer derrière moi à la fenêtre. Regardant au loin, il murmura : — Il y avait une autre raison. La principale. — Une raison pourquoi ? — Pour t'épouser. (…) Parce que je te désirais, plus que tout au monde. Je me tournai vers lui, abasourdie. Voyant mon expression, il reprit : — Quand j'ai demandé à mon père comment reconnaître la femme que je devais épouser, il m'a répondu que, le moment venu, je n'aurais aucun doute. Et il avait raison. Quand je me suis réveillé dans le noir, sous cet arbre sur la route de Leoch, avec toi assise à califourchon sur moi, me maudissant parce que je pissais le sang, je me suis dit : « Jamie Fraser, c'est elle, même si tu ne peux pas voir à quoi elle ressemble et qu'elle pèse autant qu'un cheval de trait. » 

(…) — Pourquoi tu ne me l’as pas dit plus tôt ? (…) — Bah, je savais qu’au fond de toi tu ne voulais pas m’épouser. Je ne voulais pas t’ennuyer ou t’embarrasser, alors qu’il était évident que tu ne partageais mon lit que par respect des vœux que tu avais prononcés malgré toi. Il sourit, devançant mes protestations. — La première nuit, du moins. J’ai quand même ma fierté... Je l’attirai de nouveau à moi. Toujours assise sur la clôture, je nouai mes jambes autour de ses fesses et rabattis le manteau sur lui. — Mon amour, murmura-t-il. Oh, mon amour, j’ai tant envie de toi ! — Aimer et désirer, ce n’est pas tout à fait la même chose. Il émit un petit rire rauque. — Pour moi, en tout cas, c’est très proche, Sassenach.

 

Chapitre 28 

passage non traduit dans le livre français, disponible sur le site dinna-fash-sassenach.com 

En jetant un coup d’œil aux garçons dans le ruisseau, il recula à l’ombre d’un grand châtaignier. Il mit ses mains sur ma taille et m’attira dans l’ombre. 

“Tu n’es peut-être pas la première lass que j’ai embrassée,” dit-il doucement. “Mais je jure que tu seras la dernière.” Et il pencha la tête vers mon visage. 

 

Chapitre 31 p486 Premier Je t’aime 

Je posai ma tête sur l'épaule de Jamie et il me serra doucement contre lui. — Toute ta vie est ici, n'est-ce pas, Jamie ? Tu es né pour régner sur Lallybroch. — Sans doute, Sassenach. Et toi ? Tu es née pour devenir quoi, au juste ? Une châtelaine ? Ou pour dormir à la belle étoile comme une bohémienne ? Pour être guérisseuse, la femme d'un professeur, ou celle d'un hors-la-loi ? — Je suis née pour te rencontrer, répondis-je simplement en tendant les bras vers lui. — Tu sais, observa-t-il en se libérant, tu ne l'as jamais dit. — Toi non plus. — Si, je l'ai dit. Le lendemain de notre arrivée. J'ai dit que je te désirais plus que toute autre chose. — Et je t'ai répondu que désirer et aimer, ce n'était pas la même chose. — Tu as sans doute raison, rit-il. Il lissa mes cheveux et baisa mon front. — Je t'ai désirée dès que j'ai posé les yeux sur toi, mais je t'ai aimée quand tu as pleuré dans mes bras et que tu m'as laissé te consoler, la première nuit à Leoch. (…) Jamie appuya son front contre le mien, noyant son regard dans mes yeux. — Toi d'abord. — Non, toi. — Pourquoi ? — J’ai peur. — Peur de quoi, Sassenach ? — De ne plus pouvoir m'arrêter de le dire. (…) Je t'aime.

 

Chapitre 32 p493 Evocation de la stérilité 

— Finalement, c'est aussi bien comme ça, me murmura-t-il à l'oreille. (…) Que tu sois stérile. (…) Oui, reprit-il, je le sais depuis belle lurette. (…) Au début, je l'ai regretté, mais après je me suis dit que cela valait mieux ainsi. Avec la vie qu'on mène, que ferions-nous si tu attendais un enfant ! Et à présent, j'en suis même heureux. Je ne voudrais pas que tu souffres comme Jenny. (…) J'ai vu la tête que faisait Ian. C'était comme si on lui arrachait sa propre chair chaque fois que Jenny criait. Je peux endurer ma douleur, mais pas la tienne. Je ne le supporterais pas. 

 

Chapitre 38 p579 Après Wentworth 

Je t'aimerai toute ma vie, reprit-il enfin. Mais je ne peux plus être ton mari et je ne saurais être autre chose pour toi. Je te désire tellement que j'en tremble, mais... mon Dieu, aidez-moi... j'ai peur de te toucher ! 

 

Chapitre 41 p60 

Tout dépend de toi, Claire. Ma vie t'appartient. À toi de décider où aller : en France, en Italie, ou même en Écosse. Mon cœur t'appartient depuis que j'ai posé les yeux sur toi et que tu as tenu mon âme et mon corps entre tes mains. Nous irons où tu voudras. 

 

(p604) Nos corps chauds roulèrent l'un contre l'autre sans que nous ayons l'impression de nous toucher. (…) — Jamie, Jamie, je t'en prie... — Pas encore, mo duinne. Je veux t'entendre gémir encore une fois. Je veux t'entendre soupirer comme si ton cœur allait se briser, et hurler de plaisir. (…) Je me sentais incapable d'articuler une phrase cohérente et me laissais aller comme une poupée de chiffon flottant dans l'eau, quand il recommença à aller et venir en moi. — Non, Jamie, je ne peux plus. — Si, tu le peux, parce que je t'aime et parce que je te veux. Il pressa mes hanches contre les siennes, me transportant hors de moi-même avec la puissance du ressac.

 

 


* La numérotation peut être différente d’une édition à l’autre…

 

 

 

à suivre... 

Jamie Fraser :

entre possession et allégeance, consentement et protection