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The Exile

Le roman graphique 

 

 

 

À PROPOS DE CE LIVRE. PRÉFACE DE DIANA GABALDON 

 

 

DG a appris à lire très jeune avec sa mère, en partie en lisant des bandes dessinées de Walt Disney.

Dans sa jeunesse, elle a même écrit pendant deux ans des scénarios pour Disney.

DG avait envie d’écrire un roman graphique et en a fait la demande auprès de son agent liJéraire

qui peu de temps après lui a demandé de créer « une nouvelle histoire de Jamie et Claire mais qui

s’inscrit dans les paramètres d’Outlander ».

« — OK je le fais ! ».

 

Elle a commencé à écrire le scénario tout en choisissant l’artiste qui fera les illustrations parmi un large choix de dessinateurs. C’est DG elle-même qui a choisi Hoang Ngyen pour la beauté de son style très pictural, pour son travail de la lumière, de la couleur, de la composition et surtout en rai-son de son habileté à représenter les expressions faciales. Diana dit avoir travaillé avec lui de ma-nière harmonieuse sur le projet : «— Je donnais à Hoang une fiche synthèse des personnages, il faisait des croquis, des suggestions, il révisait le dessin en fonction de mes remarques, puis faisait une version couleur, etc… —Je lui ai spécifié exactement ce que je voulais dire dans chaque planche, avec les points de vue, les détails, chaque cadrage, et les dialogues. Heureusement, c’est une personne très gentille et très flexible, donc notre approche a bien fonctionné ».

Exemple de croquis au crayon

 

Auteur /Scénario - Diana Gabaldon

 

Illustrations - Hoang Nguyen

 

Typographe - Bill Tortolini

- 2010 -

 

Présentation et analyse : Gratianne Garcia 

Planche finale
Exemple de croquis au crayon
Planche finale

SYNOPSIS                                             

 

Cette bande dessinée correspond à la première partie du tome 1 "Outlander". 

Ce qui est intéressant et nouveau, c’est que l’histoire est racontée du point de vue de Jamie, et non de Claire comme le fait le roman. DG nous raconte une nouvelle intrigue, effectivement, cela ne commence pas par la vie de Claire au XXe siècle avec Frank, mais par Jamie qui arrive sur une barque, il rentre en Écosse après un séjour de convalescence en France à l’Abbaye Ste Anne de Beaupré.

C’est Murtagh son parrain qui l’accueille.

RÉSUMÉ DE L’ÉDITEUR                                           

 

Après une trop longue absence, Jamie Fraser rentre chez lui en Écosse, mais non sans une grande appréhension. Bien que son parrain bien aimé, Murtagh, ait promis aux défunts parents de Jamie qu’il veillerait sur leur fils impétueux, honorer ce vœu ne sera pas une tâche facile. Il y a déjà une grosse prime sur la tête du jeune exilé, de la part du capitaine Black Jack Randall, l’officier britannique, sadique, qui a croisé les chemins de Jamie dans le passé. Ainsi qu’à la cour du puissant clan MacKenzie, où Jamie est un pion dans la lutte pour le pouvoir entre ses oncles, le chef vieillissant Colum, qui exige la loyauté de son neveu, et son frère Dougal, chef de guerre du clan MacKenzie, qui verrait plutôt Jamie mis à l’épée que devenir l’héritier de Colum à sa place.

Et puis il y a Claire Randall – Mystérieuse, belle et volontaire, qui apparaît dans la vie de Jamie pour attiser sa compassion et susciter son désir. Mais alors même que le cœur de Jamie est attiré par Claire, Murtagh est certain qu’elle a été envoyée par les Auld Ories (voyageurs du temps) et le capitaine Randall l’accuse d’être une espionne. Claire a clairement quelque chose à cacher, même si Jamie ne peut pas croire qu’elle pourrait le mettre en danger. Pourtant, il sait qu’elle est déchirée entre deux choix : une vie avec lui, et tout ce qui l’attire si souvent ailleurs.

DG nous fait vivre à travers cette histoire, un monde captivant, passionné et plein de suspense, qui nous montre un autre éclairage sous-jacent de son roman.

Jamie                                   

 

L’histoire est racontée du point de vue de Jamie, il exprime ce qu’il veut et ce qu’il ressent. D’abord ses doutes quant à son avenir, il est en danger de mort à plus d’un titre et ne sait où aller. Il se retrouve malgré lui, impliqué dans un imbroglio politique concernant la succession de son oncle Colum.

Sa rencontre avec Claire dont il tombe amoureux et à qui il a promis protection, est déterminante, elle va lui permettre d’évoluer et de s’affirmer.

À la fin, il trouve le bonheur et un peu de paix en l’emmenant à Lallybroch après leur mariage.

Le caractère représenté qui prédomine est celui d’un guerrier qui n’a pas peur d’en découdre, tout en étant sensible et protecteur.

MURTAGH                               

 

Murtagh est le parrain de Jamie, il est ici un personnage clé, très présent du début à la fin.

Il est représenté avec un caractère affirmé dans sa mission principale qui est la protection de Jamie, ainsi que pour les missions secondaires qu’elles soient politiques ou d’espionnage.

Il est très soucieux pour son filleul comme le ferait un père.

Il est le témoin de l’arrivé des Auld Ories à Craig Na Dun (Voyageurs du temps), et c’est avec finesse, discrétion et détermination qu’il tente d’élucider ce mystère en déjouant leurs projets.

Lui aussi est un guerrier qui n’hésite pas à sortir son épée pour protéger et défendre Jamie.

Il est également montré sensible, parfois ému aux larmes quand il s’agit d’amour, celui perdu d’Ellen la mère de Jamie et celui qu’éprouve ce dernier quand il épouse Claire.

CLAIRE                            

 

Claire n’apparaît qu’à partir du 2ème chapitre.

Elle est représentée comme une petite furie tout au long de la BD, avec un caractère bien trempé voire violent. Perdue et désorientée à son arrivée, elle est très énervée et très en colère après tout ce qui se passe autour d’elle, et en veut à tout le monde. Elle le fait savoir immédiatement par son attitude et son langage, déterminée à ne pas se laisser faire.

Les seuls moments où on la voit posée, c’est quand elle soigne Jamie à Leoch.

Ce n’est qu’à la fin, enfin maîtresse de sa vie qu’elle va accepter ce qui lui arrive, pour enfin se laisser aller à un peu de bonheur : Être dans les bras de Jamie.

DOUGAL                            

 

Dougal est un personnage redoutable, c’est le chef de Guerre du clan MacKenzie.Il a un caractère autoritaire et antipathique, c’est lui qui commande les hommes.C’est une personnalité trouble qui mène un double jeu, entre ses tractations pour devenir Laird à la mort de son frère Colum et son activisme pour la révolte Jacobite.

Jamie apprécié par Colum le gêne. Il cherche à le supprimer pour avoir la voie libre, afin de succéder à son frère et aussi pour récupérer Claire et l’épouser une fois veuve.

COLUM                            

 

Colum, Laird du château de Leoch et du Clan MacKenzie est représenté en homme fort malgré la maladie. Il est dépeint comme un personnage agréable et courtois qui consulte et réfléchit beaucoup. L’avenir de son Clan est sa principale préoccupation. Il veut agrandir le domaine et prend ses dispositions pour son testament.

Très attaché à sa famille de sang, il cherche à protéger et favoriser son fils Hamish.

Ce que j’aime :

- J’ai beaucoup apprécié de découvrir cette histoire d’un autre point de vue, celui de Jamie, comme l’autre côté du miroir. C’est un personnage que j’aime beaucoup, c’est très intéressant de découvrir ses réactions et ses sentiments, cela répond aussi à des questions restées en suspens, et lui donne de l’épaisseur.

- Le personnage de Murtagh, peu présent dans le livre est ici un pivot de l’histoire, tout tourne autour de lui et il se dévoile : en fin diplomate, en espion discret et se comporte comme un père structurant et protecteur pour Jamie, il se révèle également être un grand sentimental qui porte une blessure encore ouverte.

 

- Les « voyageurs » sont présents et nous savons pourquoi ils sont là. DG nous les présente à travers une intrique qui les imbriquent à l’histoire principale.

- Le parti-pris graphique, coloré, expressif et énergique de l’artiste HN, correspond bien avec cette facette du récit raconté par DG qui est plutôt sombre, dramatique et violent.

- L’apparition d’un nouveau personnage, Kenneth et de certains détails permettent à DG de répondre à des questions sous-jacentes laissées en suspens dans le tome 1 et développées plus tard dans la saga.

 

Ce que j’aime le moins : 

- Je n’ai pas vraiment apprécié le dessin des personnages, je les trouve trop éloignés de mon image mentale. Les femmes sont exagérément pulpeuses, comme souvent dans les bandes dessinées.

- Il n’y a pas vraiment de scènes romantiques entre Jamie et Claire, le scénario imaginé par DG a mis davantage l’accent sur l’intrigue politique et les enjeux du pouvoir.

GEILLIS                            

 

Geillis est une belle femme intrigante, enjôleuse, autoritaire et dangereuse. Elle est représentée de manière assez sympathique.

Voyageuse déclarée, partie en 1968, prête à tout, elle n’est pas là par hasard. C’est avec douceur ou fermeté qu’elle attire dans ses filets les hommes qui vont servir sa cause : faire revenir Jacques Stuart sur le trône d’Écosse et d’Angleterre.

De manière secrète, elle manœuvre pour s’immiscer dans la succession de Colum et avoir la main mise sur le Clan. Ses agissement sont prémédités depuis le XXe siècle avec son amant Kenneth qui la rejoint.

KENNETH                            

 

Kenneth est ce qu’on appelle en Gaélic un « Auld Ories » (Voyageur du temps).Repéré par Murtagh, il est arrivé juste avant Claire. Parti en même temps que Geillis en 1968, pour arriver sans explication 10 ans après, il est représenté de manière fourbe et antipathique, souvent violent, et sans état d’âme, il n’hésite pas à sortir son couteau. Il agit dans l’ombre tel un espion complètement sou l’influence de Geillis, en exécutant ses ordres. Pour infiltrer le Clan MacKenzie, il prête serment à Colum au Gathering. Afin de mener à bien sa mission, il est partout, on le voit à toutes les festivités, les expéditions, la chasse avec le Duc, au mariage de Claire et Jamie…

Une grande question se pose à Geillis et Kenneth : Claire est-elle une voyageuse ? Et pourquoi est-elle là ?

GRAPHISME                            

 

Hoang Nguyen, l'illustrateur choisi par DG, a suivi ses indications tout en gardant son style personnel.

Le caractère dominant de cette bande dessinée est la violence, les personnages sont souvent malmenés, effectivement l'accent est mis sur les expressions et leur mouvement en action. 

 

Les décors sont simples, avec peu de détails, ils servent de fond pour situer les actions et les personnages.                 

La lumière, est belle et travaillée pour servir de fond, elle met en valeur les personnages.

C'est elle qui rythme la scénographie, elle souligne les émotions. 

Elle est, soit diffuse pour évoquer le temps qui passe ou la dissimulation des personnages, ou contrastée et vive pour une action violente. 

Le dessin est affirmé avec des lignes nettes qui cernent les formes et avec un trait sec, épais et visible pour les mouvements. Ce graphisme personnel et particulier de Hoang Nguyen, dessine avec précision les personnages que l'on reconnait bien d'une page à l'autre et révèle avec réalisme leur caractère ainsi que leurs expressions. 

Les couleurs Sont attrayantes; vives et contrastées, elles apportent de l'énergie et exacerbent la violence très présente sur chaque planche. Elles sont traitées de manière picturale, ce qui donne une fraîcher agréable à regarder, c'est vivant et tonique. 

La touche est, soit lisse pour le modèle des personnages, soit avec des traces visibles pour les matières ou les mouvements. 

Pour terminer, ce roman graphique THE EXILE, est à lire comme une nouvelle approche de l’histoire. Fidèle à la première partie du roman « Outlander – Le chardon et le tartan » c’est un bon complément pour les fans de la saga, tout comme sont les autres « spin off » écrits par DG.

 

Gratianne Garcia 

 

 

* Source :  http://www.dianagabaldon.com/books/outlander-series/the-exile-graphic-novel/ 

MOTS DE FIN                                            

 

Passionnée par tout ce qui touche aux arts-visuels en général, ainsi que grande amatrice de la saga Outlander, je me suis procuré la bande dessinée dès que j’en ai eu connaissance.

Les lignes suivantes n’engagent que mon avis personnel.

À la première lecture, j’ai été déroutée non seulement parce que c’est en anglais oral, mais aussi par cette nouvelle manière de raconter l’histoire que je connais déjà à travers le tome 1 et de la saga et la saison 1 de la série.

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