Remarques & Analyses

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Un couple en devenir

Mode égalitaire / Possession / Symétrie parfaite : 

 

C’est dans les scènes intimes tout au long de leur vie que je remarque cette égalité que Claire a ressenti au moment de leur réconciliation au Château de Leoch. Égalité que Claire n’a jamais éprouvé auparavant avec Frank, effectivement c’est « à ce moment-là qu’elle a vraiment choisi Jamie ».

 

/  … « Oh, oui, Sassenach, répondit-il d'un ton narquois. Je suis ton maître... et ton esclave. Il semble que je ne puisse posséder ton âme sans perdre la mienne. Il me tourna sur le côté et se colla contre moi. La fraîcheur du soir pénétrait dans la chambre par la fenêtre ouverte et il rabattit l'édredon sur nous. « Décidément il apprend vite, pensais-je en moi-même. Il a trouvé en un rien de temps ce que Frank a toujours cherché en vain. » Je m'endormis, serrée fortement contre lui, son souffle chaud caressant mon oreille »… T1 Ch23 « Retour à Leoch ». 

 

/    Et toujours ce partage dans la possession du corps et de l’âme ….« — J’ai besoin de toi, s’il te plaît, murmura-t-elle. Il la souleva de terre »…T7-1 Ch11 …

 

/  « — Mon Dieu, Claire, comme j’ai besoin de toi! »… T8-1 Ch 24 … 

 

/  « — J’ai besoin de toi, Sassenach. Un besoin urgent. »… T8-2 Ch5 

Par Gratianne Garçia 

 

Ecrit à la suite du texte de Fany Alice : 

Scène de violence conjugale et réconciliation 

 

 

 

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Reconnaitre l’autre sans renoncer à soi : 

 

/  … « — Tout dépend de toi, Claire. Ma vie t'appartient. À toi de décider où aller : en France, en Italie, ou même en Écosse. Mon cœur t'appartient depuis que j'ai posé les yeux sur toi et que tu as tenu mon âme et mon corps entre tes mains. Nous irons où tu voudras. »…T1 Ch41 

/  … «Je te parle comme à mon âme, ton visage est mon cœur»… T2 Ch11/ Après la rencontre inopportune entre Jamie et Black Jack Randall à Versailles : Claire sait que la vengeance et le duel sont inévitable, Jamie ne peut que le tuer … « — Je t'en prie, Jamie ! Attends juste un an, pas plus ! L'enfant de Randall sera conçu en décembre prochain, après, peu importe. Mais je t'en supplie, Jamie, fais-le pour moi...

 

Attends encore un peu ! … …— Tu me dois la vie, Jamie. Pas une fois, mais deux. Je t'ai sauvé de la pendaison à Wentworth, et de la fièvre à l'abbaye. Tu me dois une vie, Jamie !… — Un an, pas plus, furent ses seules paroles. Là-dessus, il reprit sa marche. Arrivé au bout du couloir, il prit soudainement son élan et envoya son poing droit se fracasser contre le vitrail…. … Il m'arrêta en posant une main sur la mienne. Je craignis qu'il ne me repousse ce qu'il fit, mais pour mieux se tourner vers moi. La chambre se remplissait peu à peu de lumière et il resta un long mo-ment à me regarder dans les yeux — C'est fou ce que je peux t'aimer, murmura-t-il enfin. Il m'embrassa, m'empêchant de lui répondre et prenant un de mes seins dans sa main meurtrie, il se glissa entre mes cuisses. »… T2 Ch21 « Une résurrection inopportune »

/  Maître Raymond le dit à Claire d’une autre façon : le bleu pour Claire la guérisseuse et le rouge pour Jamie le guerrier. C’est ce qu’ils sont et resteront toute leur vie. T2 Ch25

 

/  … Claire :« à lui je n’avais donné rien d’autre que moi-même »… T3 Ch35 … Jamie :

 

«  le peu que j’ai est à toi »… T3 Ch25

/ … « Et puis..." murmura-t-il, "retrouver ce pouvoir. Être libre de tout se dire et de tout faire, et de savoir que c’est juste." Dire Je t’aime et le penser de tout son coeur", ajoutai-je doucement dans l’obscurité. "Oui", répondit-il, à peine audible. "Pouvoir le dire. »… … Mais ici, reprit-il d’une voix à peine audible, couché dans le noir avec toi... je n’ai pas de nom. Enfin. Je levai mon visage vers le sien et inhalai sa chaleur entre mes lèvres entrouvertes. — Je t’aime, murmurai-je. »… T3Ch 37 « Qu’y a t-il dans un nom? »( passage manquant traduit) 

 

/ … Claire : «  Mon chez moi, c’est toi »… « c’est elle mon chez moi »… T7-1 Ch9 

 

Violences physiques / trop plein émotionnel / se rejoignent et n’existent qu’avec l’autre, tout en gardant leur individualité / chacun un pas dans le monde de l’autre : 

 

Situation déjà citée par Fany Alice au moment des retrouvailles après la mort de

 

Faith, Jamie apprend que Claire a couché avec le roi pour le libérer :

 

/  … « — Tu veux que je te punisse ? dit-il doucement Son poing me serra plus fort et je tentai inconsciemment de retirer mon poignet. Il ne lâcha pas prise. Au contraire, il m'attira contre lui d'un geste brusque. Je tremblais comme une feuille et la chair de poule hérissait tous les poils de mon corps. — Oui, articulai-je péniblement. Son expression était insondable. Sans me quitter des yeux, il tendit sa main libre derrière lui, palpa la roche à tâtons jusqu'à ce que ses doigts se referment sur une touffe d'orties qu'il arracha… …— Je t'ai déjà battue une fois, Sassenach, et tu as menacé de me vider les entrailles avec mon propre couteau. À présent, tu me demandes de te fouetter avec des orties ? Tu attaches donc tant d'importance à mon orgueil de mâle blessé ? — Oui, parfaitement ! m'écriai-je. Je me redressai brusquement, le saisis par les épaules et l'embrassai fougueusement et maladroitement. Après un premier mouvement de surprise, il me serra contre lui, et sa bouche répondit à la mienne. Il me coucha sur la pierre, m'écrasant de son poids, et me tint les mains plaquées au sol. — D'accord, chuchota-t-il. Puisque c'est ce que tu veux, je vais te punir. D'un violent coup de reins, il m'écarta les cuisses. Je m'ouvris à lui, consentante, et l'accueillis avec ravissement. — Il n'y aura jamais, jamais, un autre que moi ! murmura-t-il. Regarde-moi ! Regarde-moi, Claire ! Il me prit la tête entre ses mains, me forçant à le regarder dans les yeux. — Jamais ! répéta-t-il. Parce que tu es à moi. Tu es ma femme, mon cœur... Son corps contre le mien me clouait au sol, mais le contact de nos corps me poussait vers lui, demandant plus, toujours plus. — ... mon âme, acheva-t-il dans un râle »… T2 Ch29 

/  … « Faire l'amour avec elle était tantôt tendre, tantôt une épreuve de force, mais la prendre quand elle était un peu grise était toujours un délice particulier. »… T5 Ch

/    «  Je n’ai pas de nom » T3 Ch37 : voir extrait plus haut.

 

/    Violence de Jamie et celle de Claire : « je suis une brute » T3 Ch27 : voir extrait plus haut.

/              La violence et la tendresse symbolisées par deux lames tranchantes, le couteau du chirurgien et l’épée du guerrier, c’est sexuel : … « Eh bien, je dirais qu’un chirurgien essaie de guérir... au moyen d’un couteau. » Il prit un air dubitatif. « Une belle contradiction, ça ; mais ça te correspond bien, Sassenach. » « Ah bon ? » demandai-je, étonnée… …aye, tu es bien un couteau, maintenant que j’y pense. Avec un fourreau bien ouvragé, et le plus beau de tous, Sassenach » – il traça le bord de mes lèvres avec son doigt, faisant naître un sourire – « mais à l’intérieur, c’est de l’acier trempé... et avec un dangereux tranchant, je pense ». « Dangereux ? » de-mandai-je, surprise. « Pas sans-cœur, ce n’est pas ce que je voulais dire », me rassura-t-il. Ses yeux restaient fixés sur mon visage, attentifs et curieux. Un sourire effleura ses lèvres. « Non, tu n’es jamais sans-cœur. Mais tu peux être impitoyablement forte, Sassenach, si nécessaire. » . J’esquissai un sourire ironique. « C’est vrai », dis-je. «Je l’avais déjà remarqué chez toi, tu sais ?» Sa voix s’était adoucie et sa prise sur ma main se resserra. « Mais maintenant, je pense que cette capacité est bien plus présente en toi que lorsque tu étais plus jeune. Tu en as souvent fait usage, je me trompe ? » Je compris tout à coup pourquoi il voyait si clairement ce que Frank n’avait jamais perçu. « Toi aussi », lui dis-je. « Tu en as eu besoin. Souvent. » Inconsciemment, mes doigts frôlèrent la cicatrice qui traversait son majeur, tordant ses articulations. Il acquiesça. « Je me suis posé la question », ajouta-t-il, si bas que je l’entendais à peine. « Je me suis souvent demandé si je pouvais user de cette lame tranchante, et être capable de la remettre au fourreau. Car j’ai vu beaucoup d’hommes devenir cruels, et leur bel acier se détériorer en un fer sans valeur. Et je me suis souvent demandé si j’étais le maître de mon âme, ou si j’étais devenu l’esclave de ma propre lame. « Je ne peux pas te voir comme une brute », répondis-je. J’avais dit ça sur un ton léger, mais son visage s’adoucit en me regardant, et il répondit sérieusement : « Je le sais, Sassenach. Et c’est le fait que tu ne puisses me voir ainsi qui me donne de l’espoir. Car j’en suis bien une — et je le sais pertinemment — et pourtant, peut-être... » Il se redressa en me regardant attentivement. « Tu l’as en toi, cette force. Tu l’as, et ton âme aussi. Alors peut-être que la mienne peut être sauvée. » … T3 Ch27 « Mme Malcolm » (passage manquant et traduit)

Intimité sexuelle et confronter ouvertement des points de vue vers un compromis acceptable : 

 

/  La traque de Stephen Bonnet montre au départ des points de vue divergents, Claire voudrait l’oublier, Jamie veut le trouver pour le tuer : … « – Jamie, je t’en prie. Laisse-le tranquille. Il mit sa main sur la mienne, la pressant légèrement, ce qui ne me rassura pas pour autant. – Ne t’en fais pas, Sassenach… J’ai interrogé tout le monde pendant le rassemblement, des gens venus tant de Halifax que de Charleston. Personne n’a eu vent de sa présence dans toute la colonie. Tant mieux. C’était un point positif, mais cela signifiait également que Jamie traquait Bonnet avec assiduité depuis un certain temps. De plus, il ne m’avait pas échappé qu’il évitait adroitement de me promettre l’arrêt de son enquête. – Laisse-le tranquille, répétai-je doucement en soutenant son regard. Nous aurons suffisamment de problèmes à l’avenir, nous n’avons pas besoin d’en rajouter. Il m’avait attirée vers lui pour mieux m’empêcher de l’interrompre. Je sentais sa puissance là où son corps touchait le mien, dans son bras sous ma main, dans sa cuisse contre la mienne. La dureté de ses os et le feu de son esprit enveloppés dans la coque en acier de sa détermination pouvait faire de Jamie, lancé sur une cible, un projectile mortel. Ses yeux étaient rivés sur les mien, implacables… – Tu dis que ça te regarde. En tout cas, j’en fais mon affaire. Tu es avec moi ou pas ? Mon sang glacé se figea dans mes veines, formant des cristaux de panique. Maudit soit-il ! Il était déterminé. Il n’avait qu’une raison et une seule pour vouloir retrouver Stephen Bonnet… Je pivotai sur mes talons, l’entraînant dans mon mouvement, si bien que nous nous retrouvâmes côte à côte, face au feu. L’air fasciné, Brianna, Marsali et les Bug écoutaient Fergus, qui leur racontait une histoire, le visage hilare. Jemmy nous regardait par-dessus l’épaule de sa mère, les yeux ronds et curieux. – Eux sont ton affaire, dis-je d’une voix tremblante d’émotion. Autant que la mienne. Tu trouves que Stephen Bonnet ne leur a pas déjà fait assez de mal ? Qu’il ne nous a pas fait assez de mal ? – Oui, beaucoup trop. Il me serra contre lui. Je sentais la chaleur de son corps à travers ses vêtements, mais sa voix était aussi froide que la pluie. Le regard de Fergus se posa sur nous. Il nous adressa un sourire chaleureux puis reprit son récit. À ses yeux, nous formions sans doute un couple partageant un bref moment d’intimité, nos têtes penchées l’une vers l’autre. – Je l’ai laissé partir une fois, dit doucement Jamie. Tu sais tout le mal qui s’en est suivi. Tu voudrais que je l’abandonne dans la nature en sachant qui il est ? En sachant que c’est moi qui l’ai libéré pour semer la terreur ? C’est comme relâcher un chien enragé, Sassenach. Ce n’est pas ce que tu souhaites, n’est-ce pas ? Sa main était dure, ses doigts glacés. – Tu lui as rendu sa liberté une fois, mais la Couronne l’a rattrapé. S’il est libre aujourd’hui, ce n’est pas de ta faute ! – Peut-être, mais il est de mon devoir de l’enfermer de nouveau, si je peux. – Ton devoir est de protéger ta famille ! Il prit mon menton dans sa main et pencha la tête, ses yeux sondant les miens. – Tu me crois capable de la mettre en danger ? Je me raidis, résistant le plus longtemps possible, puis mes épaules retombèrent, et j’abaissai les paupières, résignée. Je pris une longue inspiration, en tremblant. Je n’avais pas encore totalement capitulé. »… évidemment elle le laissera faire. T5 Ch10

/    Dans la série S4 E11 Claire essaye de faire comprendre à Jamie pourquoi elle n’a pas dit a que c’est Stephen Bonnet qui a violé Brianna : « Je suis désolée … Je n’aurais jamais imaginé te cacher un tel secret, jusqu’à Brianna … — Je comprends… Je vous aime tellement tous les deux, crois-moi. Viens-ici. - Je suis désolée. — Je suis désolé. » Et la suite dans le T4 Ch53 « — Jamie, murmurai-je. J'ai froid, réchauffe-moi, s'il te plaît. Il me prit avec une voracité silencieuse qui est moins due à un désir trop longtemps refoulé qu'au désespoir. Je ne cherchais qu’à le réconforter, ne pensant pas à mon propre plaisir, mais ses caresses avides firent jaillir en moi une source montant de profondeurs insoupçonnées, et je m'ouvris à lui, prise d'un besoin aussi aveugle et désespéré que le sien. Nous nous accrochâmes l'un à l'autre, tremblants, incapables de nous regarder dans les yeux, incapables de nous lâcher. »… « Reproches »

 

/    Plus tard, au mariage de Jocasta à River Run, c’est Claire qui va aider Jamie à le trouver, en utilisant le dandy contrebandier Philip Wylie. Très bien représenté dans la série S5 E6

Aucun couple n’est harmonieux d’emblée et il peut grandir de ses divergences.  

Effectivement, à la suite de ce début de mariage difficile et qui a mal commencé, chacun a réussi « à accueillir la demande de l’autre sans renoncer à soi ». Claire et Jamie sont complémentaires et ont besoin l’un de l’autre. Ils ont réussi à construire une relation harmonieuse, passionnelle et durable.

 

Diana Gabaldon a dit que la saga était sur « un mariage » à travers le temps. T1 « construction de la vie de couple

 

/  …« — Une bonne épouse a bien plus de valeur que les perles, affirma-t-il avec un grand sourire. Viens par-là, mo nighean donn. Il m’attira à lui et me serra dans ses bras. J’enroulai mes bras autour de sa taille et sentis le tremblement de ses muscles fatigués, la puissance en lui qui le maintenait debout quel que soit son état d’épuisement. Nous restâmes ainsi un long moment, ma joue contre son torse et la sienne contre mes cheveux, puisant notre force chacun dans l’autre, dans le fait d’être mari et femme. »… T8-2 Ch145 « Tu le sais »